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Hallah, le pain tressé du Shabbat
Pourquoi ce plat ? Heschel a écrit un livre entier sur le Shabbat, qu'il appelait « un palais dans le temps ». Sur sa table, comme dans toute maison juive, deux hallot recouvertes d'un linge attendaient la bénédiction : elles rappellent la double portion de manne tombée la veille du jour saint dans le désert.
Une brioche peu sucrée à la mie filante, dorée à l'œuf et tressée en plusieurs brins. On en pose deux, côte à côte, voilées d'un linge brodé jusqu'à la bénédiction du pain.
Vois-tu, le Shabbat n'est pas un jour qu'on prend, c'est un jour qu'on accueille comme une reine. Ma mère couvrait les deux pains d'un beau linge, et elle disait que c'était pour ne pas les faire rougir : car le pain, ce vendredi-là, doit attendre que le vin soit béni avant lui. Tu pétris, tu tresses, tu laisses lever en paix — et dans cette attente même, déjà, le temps devient saint.
- •Farine de froment blutée — une grande jatte (base de la pâte)
- •Levure de boulanger — un morceau (levée)
- •Œufs — quelques-uns (richesse et dorure)
- •Miel — une cuillerée (douceur légère)
- •Huile — un filet (moelleux)
- •Sel — une pincée généreuse (assaisonnement)
- •Graines de pavot — à volonté (décor)
Hallah, le pain tressé du Shabbat
Une brioche peu sucrée à la mie filante, dorée à l'œuf et tressée en plusieurs brins. On en pose deux, côte à côte, voilées d'un linge brodé jusqu'à la bénédiction du pain.
Pourquoi ce plat ? Heschel a écrit un livre entier sur le Shabbat, qu'il appelait « un palais dans le temps ». Sur sa table, comme dans toute maison juive, deux hallot recouvertes d'un linge attendaient la bénédiction : elles rappellent la double portion de manne tombée la veille du jour saint dans le désert.
Vois-tu, le Shabbat n'est pas un jour qu'on prend, c'est un jour qu'on accueille comme une reine. Ma mère couvrait les deux pains d'un beau linge, et elle disait que c'était pour ne pas les faire rougir : car le pain, ce vendredi-là, doit attendre que le vin soit béni avant lui. Tu pétris, tu tresses, tu laisses lever en paix — et dans cette attente même, déjà, le temps devient saint.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment blutée — une grande jatte (base de la pâte)
- Levure de boulanger — un morceau (levée)
- Œufs — quelques-uns (richesse et dorure)
- Miel — une cuillerée (douceur légère)
- Huile — un filet (moelleux)
- Sel — une pincée généreuse (assaisonnement)
- Graines de pavot — à volonté (décor)
Ingrédients
- Farine de blé T55 — 500 g (base de la pâte)
- Levure sèche — 7 g (levée)
- Œufs — 2 + 1 pour la dorure (richesse et dorure)
- Miel — 2 c. à soupe (douceur légère)
- Huile neutre — 60 ml (moelleux)
- Eau tiède — 200 ml (hydratation)
- Sel — 1,5 c. à café (assaisonnement)
- Graines de pavot — 2 c. à soupe (décor)
Préparation
- Délayez la levure dans l'eau tiède avec le miel, laissez mousser 10 minutes.
- Mélangez farine et sel, ajoutez les 2 œufs, l'huile et le liquide à la levure. Pétrissez 10 minutes jusqu'à une pâte souple et lisse.
- Couvrez d'un linge et laissez doubler de volume, environ 1 h 30 au chaud.
- Dégazez, divisez en 3 ou 6 brins, roulez-les en boudins et tressez-les ; soudez bien les extrémités.
- Laissez lever encore 45 minutes. Badigeonnez d'œuf battu, parsemez de pavot.
- Enfournez à 180 °C pendant 25 à 30 minutes : le pain doit sonner creux dessous.
Comment on faisait : Dans le shtetl, on pétrissait le jeudi soir ou le vendredi matin, et on prélevait un petit morceau de pâte brûlé en offrande, la hallah, qui a donné son nom au pain. La tresse à six brins symbolisait les douze pains de proposition du Temple quand on en posait deux sur la table.
Le twist contemporain : Une version « babka inversée » : roule un brin garni de pâte de pavot ou de cannelle pour une tresse au cœur marbré, sans rien retirer à la simplicité de la bénédiction.
Sources : Claudia Roden, The Book of Jewish Food (1996) · Gil Marks, Encyclopedia of Jewish Food (2010)
Abraham Joshua Heschel · Charactorium





