Adalbéron de Reims
Adalbéron de Reims
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Archevêque de Reims de 969 à 989, Adalbéron fut une figure politique majeure de la fin du Xe siècle. Conseillé par Gerbert d'Aurillac, il joua un rôle décisif dans l'accession d'Hugues Capet au trône en 987, mettant fin à la dynastie carolingienne.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Devient archevêque de Reims en 969
- S'appuie sur le savant Gerbert d'Aurillac pour rénover l'école épiscopale de Reims
- Soutient et fait élire Hugues Capet roi des Francs en 987, écartant Charles de Lorraine
- Procède au sacre d'Hugues Capet, fondant la dynastie capétienne
- Meurt en 989
Œuvres & réalisations
En confiant l'enseignement à Gerbert d'Aurillac, Adalbéron fit de Reims un centre majeur du savoir où renaissaient les arts libéraux.
Il entreprit d'importants travaux d'embellissement et de réaménagement de l'édifice cathédral.
Acte fondateur par lequel Adalbéron donna naissance à la dynastie capétienne en couronnant Hugues à Noyon.
Plaidoyer en faveur d'une royauté élective fondée sur le mérite, rapporté par l'historien Richer, qui justifia le changement de dynastie.
Soutien à la discipline monastique et à la vie régulière dans les abbayes relevant de l'Église de Reims.
Médiateur habile, il entretint des liens étroits avec l'Empire germanique, au risque de heurter les rois carolingiens.
Anecdotes
Devenu archevêque de Reims en 969, Adalbéron s'entoura du plus grand savant de son temps, Gerbert d'Aurillac, qu'il plaça à la tête de l'école épiscopale. Reims devint alors l'un des grands foyers intellectuels de l'Occident, où l'on enseignait l'astronomie, les mathématiques et la logique.
Le roi carolingien Lothaire reprocha violemment à Adalbéron sa proximité avec les empereurs ottoniens de Germanie. En 985, l'archevêque fut même convoqué pour répondre d'une accusation de trahison, mais la mort du roi en 986 fit tomber les poursuites.
En 987, à la mort sans héritier du jeune Louis V, Adalbéron prononça devant les grands du royaume un discours décisif, affirmant que la royauté ne se transmettait pas seulement par le sang mais devait revenir au plus digne. Il fit ainsi élire Hugues Capet.
C'est Adalbéron lui-même qui sacra Hugues Capet à Noyon en 987, posant la couronne sur la tête du fondateur d'une dynastie qui régnerait sur la France pendant plus de huit siècles.
À sa mort en 989, Adalbéron voulut que son disciple Gerbert d'Aurillac lui succède sur le siège de Reims. Mais le nouveau roi Hugues Capet lui préféra d'abord Arnoul, un bâtard carolingien, ce qui déclencha une longue querelle ecclésiastique.
Sources primaires
Adalbéron, rappelant que la dignité royale ne s'acquiert pas par droit héréditaire, exhorta les grands à choisir un roi recommandable par la noblesse de son corps et de son esprit, et désigna Hugues, duc des Francs.
Gerbert, écrivant au nom de l'archevêque Adalbéron, atteste de la confiance que ce dernier lui accordait pour la conduite des affaires de l'Église de Reims et de son rôle de conseiller.
Les évêques rassemblés évoquèrent la mémoire d'Adalbéron et la question de sa succession sur le siège archiépiscopal de Reims, objet de discorde entre Gerbert et Arnoul.
Lieux clés
Siège de l'autorité d'Adalbéron pendant vingt ans et cœur de la célèbre école épiscopale. Lieu traditionnel du sacre des rois de France.
Ville où Adalbéron sacra Hugues Capet roi des Francs en 987, inaugurant la dynastie capétienne.
Lieu de l'assemblée des grands du royaume où, sur l'intervention d'Adalbéron, Hugues Capet fut élu roi en 987.
Capitale des derniers Carolingiens, place stratégique au cœur des luttes entre Lothaire, Charles de Lorraine et les Capétiens soutenus par Adalbéron.
Lieu du concile de 991, peu après la mort d'Adalbéron, qui régla la querelle de sa succession en faveur de Gerbert d'Aurillac.
