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Le réfectoire et la table de l'archevêque
À Reims, on ne sert pas un repas en « entrée-plat-dessert » mais selon le calendrier de l'Église. Les jours maigres (vendredis, vigiles, Carême, Avent) imposent l'abstinence de chair : on mange alors potages de légumes, poisson de rivière, pain et fromage. Les jours gras et lors des banquets pour rois, évêques et grands vassaux, on dresse plusieurs « mets » successifs — viandes rôties, gibier, sauces relevées — accompagnés du vin de la Montagne de Reims. Tout commence et finit par le pain béni et le vin, cœur de la table chrétienne.
Signature : Le vin de la Montagne de Reims et le verjus
Le coteau rémois produisait déjà un vin clair et léger, fierté de l'archevêché ; on l'accommodait d'épices pour les fêtes. Le verjus (jus de raisin vert acide) servait partout de touche aigre, là où nous mettrions du citron — fruit alors inconnu en Champagne.

Adalbéron de Reims à table

4 recettes d’époque