La tavola romana : minestra e companatico
À Rome au début du XVIIe siècle, le repas d'un artisan-peintre s'organise autour du pain, vrai pilier de la table. On commence souvent par une minestra (soupe épaisse de légumes secs ou de pâtes), puis vient le companatico — littéralement « ce qui accompagne le pain » : un peu de fromage, du poisson salé ou, les jours fastes, de la viande. Le vin, presque toujours allongé d'eau, ponctue le tout. L'Église impose de nombreux jours « de maigre » sans viande, qui rythment le calendrier de la cuisine.
Signature : Le pecorino romano et le romarin
Le fromage de brebis salé (pecorino) sert à la fois de companatico, d'assaisonnement et de réserve de protéines bon marché ; le romarin, qui pousse partout dans la campagne romaine, parfume viandes, soupes et rôtis. Ensemble, ils donnent à la cuisine romaine populaire sa signature salée et résineuse.
Agostino Tassi à table
1580 — 1644
5 recettes d’époque
🧂
QuotidienMinestra de pois chiches au romarin
Minestra (la soupe-socle du repas)
🧂 🍄· 2 h (hors trempage)
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🧂
ConservationMorue salée aux raisins secs et pignons
Companatico di magro (l'accompagnement des jours maigres)
🧂 🍄 🍋· 40 min (hors dessalage 48 h)
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🧂
FestifAgneau de lait rôti à la romaine, romarin et anchois
La pietanza di festa (le plat de viande des grands jours)
🧂 🍄 🍋· 1 h 30
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🍯
BoissonVin chaud épicé au miel (vino speziato)
La bevanda calda (la boisson réconfortante de l'atelier)
🍯 🌶️· 20 min
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🍯
Street foodMaritozzo aux raisins et pignons
Pane dolce da strada (le pain sucré qu'on grignote dehors)
🍯· 3 h (avec levées)
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