Vin chaud épicé au miel (vino speziato)
Du vin rouge réchauffé avec du miel, de la cannelle, du clou de girofle et un zeste d'orange amère : une boisson douce et parfumée qui réconfortait par temps froid et servait aussi, croyait-on, de petit remède contre les rhumes.
Du vin rouge réchauffé avec du miel, de la cannelle, du clou de girofle et un zeste d'orange amère : une boisson douce et parfumée qui réconfortait par temps froid et servait aussi, croyait-on, de petit remède contre les rhumes.
L'hiver romain te transperce jusqu'aux os, surtout quand tu peins une voûte glacée des heures durant, le pinceau gelé. Alors le soir, je mets le vin sur le brasero avec du miel, de la cannelle, deux clous de girofle et l'écorce d'une orange amère. Ça embaume tout l'atelier, et une écuelle de ce nectar te remet le sang en marche mieux qu'un sermon. Les médecins disent que ça chasse les humeurs froides — moi je dis surtout que ça chasse le cafard.
- •Vin rouge — un pichet (base)
- •Miel — quelques cuillerées (douceur)
- •Cannelle — un bâton (épice)
- •Clous de girofle — deux ou trois (épice)
- •Écorce d'orange amère — un zeste (parfum)
- •Poivre long ou grains de poivre — une pincée (pointe piquante)
Vin chaud épicé au miel (vino speziato)
Du vin rouge réchauffé avec du miel, de la cannelle, du clou de girofle et un zeste d'orange amère : une boisson douce et parfumée qui réconfortait par temps froid et servait aussi, croyait-on, de petit remède contre les rhumes.
Pourquoi ce plat ? Tassi peignait des marines et des voûtes par tous les temps, y compris l'hiver humide de Rome. Le vin chaud miellé et épicé, héritier de l'hypocras médiéval, réchauffait l'artiste et ses garçons les soirs de gel autour du brasero de l'atelier.
L'hiver romain te transperce jusqu'aux os, surtout quand tu peins une voûte glacée des heures durant, le pinceau gelé. Alors le soir, je mets le vin sur le brasero avec du miel, de la cannelle, deux clous de girofle et l'écorce d'une orange amère. Ça embaume tout l'atelier, et une écuelle de ce nectar te remet le sang en marche mieux qu'un sermon. Les médecins disent que ça chasse les humeurs froides — moi je dis surtout que ça chasse le cafard.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge — un pichet (base)
- Miel — quelques cuillerées (douceur)
- Cannelle — un bâton (épice)
- Clous de girofle — deux ou trois (épice)
- Écorce d'orange amère — un zeste (parfum)
- Poivre long ou grains de poivre — une pincée (pointe piquante)
Ingrédients
- Vin rouge corsé — 75 cl (base)
- Miel — 3 cuillères à soupe (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Clous de girofle — 3 (épice)
- Zeste d'orange (non traité) — 1 large bande (parfum)
- Poivre en grains — 4 grains (pointe piquante)
Préparation
- Verser le vin dans une casserole avec le miel, la cannelle, les clous de girofle, le zeste d'orange et les grains de poivre.
- Chauffer doucement sans jamais faire bouillir, en remuant pour dissoudre le miel.
- Laisser infuser à frémissement très léger 10 à 15 min.
- Filtrer et servir bien chaud dans des écuelles ou des gobelets résistants à la chaleur.
Comment on faisait : Le vin épicé et sucré au miel descend de l'hypocras médiéval, très prisé à la Renaissance et encore courant au XVIIe siècle. Les épices (cannelle, girofle, poivre), coûteuses, signalaient un certain raffinement ; on prêtait à ces boissons chaudes des vertus médicinales selon la théorie des humeurs, censées « réchauffer » le corps.
Le twist contemporain : Servi en petites tasses avec un bâton de cannelle en touillette, c'est un vin chaud d'hiver très actuel — version sans alcool possible avec du jus de raisin rouge chauffé aux mêmes épices.
Agostino Tassi · Charactorium