Minestra de pois chiches au romarin
Une soupe épaisse et réconfortante de pois chiches, parfumée à l'ail et au romarin, liée par sa propre purée et arrosée d'huile d'olive. Le plat du quotidien par excellence, qui tient au corps un artisan debout sur ses échafaudages.
Une soupe épaisse et réconfortante de pois chiches, parfumée à l'ail et au romarin, liée par sa propre purée et arrosée d'huile d'olive. Le plat du quotidien par excellence, qui tient au corps un artisan debout sur ses échafaudages.
Écoute-moi bien, l'ami : un peintre qui grimpe aux échafauds dès l'aube ne tient pas debout avec du vent dans le ventre. Mes garçons trempaient les pois la veille, et au matin je les laissais chanter dans la marmite avec une branche de romarin volée au jardin du voisin. Un trait d'huile, une croûte de pain rassis jetée dedans, et te voilà bon pour barbouiller une voûte entière sans broncher. Que les cardinaux gardent leurs faisans ; cette soupe-là, elle a peint plus de marines que toutes leurs sauces.
- •Pois chiches secs — deux poignées par tête (base nourrissante)
- •Romarin frais — une branche (parfum résineux)
- •Ail — quelques gousses (aromate)
- •Huile d'olive — un bon filet (liant et richesse)
- •Pain rassis — quelques croûtes (épaississant)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
Minestra de pois chiches au romarin
Une soupe épaisse et réconfortante de pois chiches, parfumée à l'ail et au romarin, liée par sa propre purée et arrosée d'huile d'olive. Le plat du quotidien par excellence, qui tient au corps un artisan debout sur ses échafaudages.
Pourquoi ce plat ? Dans une bottega romaine, on mange ce qui nourrit longtemps pour peu d'argent : les pois chiches, trempés la veille et mijotés avec du romarin et un filet d'huile, rassasiaient le peintre et ses apprentis entre deux journées de fresque au Quirinal.
Écoute-moi bien, l'ami : un peintre qui grimpe aux échafauds dès l'aube ne tient pas debout avec du vent dans le ventre. Mes garçons trempaient les pois la veille, et au matin je les laissais chanter dans la marmite avec une branche de romarin volée au jardin du voisin. Un trait d'huile, une croûte de pain rassis jetée dedans, et te voilà bon pour barbouiller une voûte entière sans broncher. Que les cardinaux gardent leurs faisans ; cette soupe-là, elle a peint plus de marines que toutes leurs sauces.
Ingrédients (version d’époque)
- Pois chiches secs — deux poignées par tête (base nourrissante)
- Romarin frais — une branche (parfum résineux)
- Ail — quelques gousses (aromate)
- Huile d'olive — un bon filet (liant et richesse)
- Pain rassis — quelques croûtes (épaississant)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Pois chiches secs — 250 g (trempés 12 h) (base nourrissante)
- Romarin frais — 1 belle branche (parfum résineux)
- Ail — 3 gousses (aromate)
- Huile d'olive vierge — 5 cuillères à soupe (liant et richesse)
- Pain de campagne rassis — 4 tranches (épaississant / croûtons)
- Sel — 1 cuillère à café (assaisonnement)
- Eau — 1,5 litre (cuisson)
Préparation
- La veille, faire tremper les pois chiches dans un grand volume d'eau froide.
- Égoutter, couvrir d'eau fraîche et cuire à petit feu 1 h 30 à 2 h avec 2 gousses d'ail entières, jusqu'à ce qu'ils soient bien tendres. Saler en fin de cuisson.
- Prélever une louche de pois chiches, l'écraser en purée et la remettre dans la marmite pour épaissir.
- Dans une petite poêle, faire blondir doucement l'ail restant émincé dans l'huile d'olive avec le romarin, puis verser cette huile parfumée dans la soupe.
- Servir bien chaud sur des croûtes de pain rassis frottées d'ail, avec un dernier filet d'huile crue.
Comment on faisait : Les légumes secs (pois chiches, lentilles, fèves) étaient la principale source de protéines du peuple romain, bien plus accessible que la viande. On les cuisait longtemps dans des pots de terre posés au bord du feu, et la branche de romarin — herbe omniprésente dans le Latium — servait à la fois d'arôme et, croyait-on, d'aide à la digestion.
Le twist contemporain : Une cuillère de pecorino râpé et un tour de moulin à poivre au moment de servir réveillent la soupe ; on peut la dresser dans un bol de terre cuite pour l'allure d'atelier.
Agostino Tassi · Charactorium


