La carte de Agostino Tassi
Minestra (la soupe-socle du repas)

Minestra de pois chiches au romarin

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile2 h (hors trempage)

Une soupe épaisse et réconfortante de pois chiches, parfumée à l'ail et au romarin, liée par sa propre purée et arrosée d'huile d'olive. Le plat du quotidien par excellence, qui tient au corps un artisan debout sur ses échafaudages.

Minestra (la soupe-socle du repas)

Une soupe épaisse et réconfortante de pois chiches, parfumée à l'ail et au romarin, liée par sa propre purée et arrosée d'huile d'olive. Le plat du quotidien par excellence, qui tient au corps un artisan debout sur ses échafaudages.

Écoute-moi bien, l'ami : un peintre qui grimpe aux échafauds dès l'aube ne tient pas debout avec du vent dans le ventre. Mes garçons trempaient les pois la veille, et au matin je les laissais chanter dans la marmite avec une branche de romarin volée au jardin du voisin. Un trait d'huile, une croûte de pain rassis jetée dedans, et te voilà bon pour barbouiller une voûte entière sans broncher. Que les cardinaux gardent leurs faisans ; cette soupe-là, elle a peint plus de marines que toutes leurs sauces.
Agostino Tassi
Ingrédients
  • Pois chiches secsdeux poignées par tête (base nourrissante)
  • Romarin fraisune branche (parfum résineux)
  • Ailquelques gousses (aromate)
  • Huile d'oliveun bon filet (liant et richesse)
  • Pain rassisquelques croûtes (épaississant)
  • Selselon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Les légumes secs (pois chiches, lentilles, fèves) étaient la principale source de protéines du peuple romain, bien plus accessible que la viande. On les cuisait longtemps dans des pots de terre posés au bord du feu, et la branche de romarin — herbe omniprésente dans le Latium — servait à la fois d'arôme et, croyait-on, d'aide à la digestion.

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