Maritozzo aux raisins et pignons
Un petit pain brioché, à peine sucré au miel, enrichi de raisins secs, de pignons et de zeste d'orange : la douceur du matin qu'on emporte et qu'on mange sur le pouce, seule recette franchement sucrée de la tablée.
Un petit pain brioché, à peine sucré au miel, enrichi de raisins secs, de pignons et de zeste d'orange : la douceur du matin qu'on emporte et qu'on mange sur le pouce, seule recette franchement sucrée de la tablée.
Quand je courais d'un chantier à l'autre, le ventre criant et pas le temps de m'asseoir, j'attrapais chez le fournier un de ces petits pains dorés tout farcis de raisins et de pignons. Tu le glisses dans ta poche, encore tiède, et tu le manges en marchant, le carnet de croquis sous le bras. Une pointe de miel, un soupçon d'écorce d'orange — c'est peu de chose, mais ça te met de bonne humeur pour dessiner les mâts du port. Le bonheur d'un peintre tient parfois dans un quignon sucré.
- •Farine de froment — ce qu'il faut (base du pain)
- •Levain — un peu (levée)
- •Miel — quelques cuillerées (douceur)
- •Raisins secs — une poignée (garniture)
- •Pignons de pin — une petite poignée (croquant)
- •Huile d'olive douce — un filet (moelleux)
- •Écorce d'orange — un zeste (parfum)
Maritozzo aux raisins et pignons
Un petit pain brioché, à peine sucré au miel, enrichi de raisins secs, de pignons et de zeste d'orange : la douceur du matin qu'on emporte et qu'on mange sur le pouce, seule recette franchement sucrée de la tablée.
Pourquoi ce plat ? Entre deux esquisses sur le port de Livourne ou en chemin vers le Trastevere, un peintre toujours pressé attrapait un petit pain doux aux raisins chez le boulanger. Le maritozzo, doux pain romain garni de raisins secs, pignons et zestes, était l'en-cas de rue par excellence.
Quand je courais d'un chantier à l'autre, le ventre criant et pas le temps de m'asseoir, j'attrapais chez le fournier un de ces petits pains dorés tout farcis de raisins et de pignons. Tu le glisses dans ta poche, encore tiède, et tu le manges en marchant, le carnet de croquis sous le bras. Une pointe de miel, un soupçon d'écorce d'orange — c'est peu de chose, mais ça te met de bonne humeur pour dessiner les mâts du port. Le bonheur d'un peintre tient parfois dans un quignon sucré.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — ce qu'il faut (base du pain)
- Levain — un peu (levée)
- Miel — quelques cuillerées (douceur)
- Raisins secs — une poignée (garniture)
- Pignons de pin — une petite poignée (croquant)
- Huile d'olive douce — un filet (moelleux)
- Écorce d'orange — un zeste (parfum)
Ingrédients
- Farine de blé T45 — 350 g (base du pain)
- Levure de boulanger fraîche — 15 g (levée)
- Miel — 60 g (douceur)
- Raisins secs — 60 g (garniture)
- Pignons de pin — 30 g (croquant)
- Huile d'olive douce — 40 ml (moelleux)
- Zeste d'orange — 1 (parfum)
- Eau tiède — 150 ml (hydratation)
- Sel — 1 pincée (équilibre)
Préparation
- Délayer la levure dans l'eau tiède avec une cuillère de miel, laisser mousser 10 min.
- Mélanger la farine, le sel, le reste du miel, l'huile, le zeste d'orange et la levure délayée ; pétrir 10 min jusqu'à obtenir une pâte souple.
- Incorporer les raisins secs (préalablement trempés et égouttés) et les pignons, puis laisser lever 1 h 30 sous un linge.
- Façonner des petits pains ovales, les déposer sur une plaque et laisser lever encore 45 min.
- Dorer au miel délayé dans un peu d'eau et cuire 18 à 20 min à four moyen (180 °C), jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.
Comment on faisait : Le maritozzo est l'un des plus anciens pains sucrés de Rome, déjà connu sous une forme simple comme en-cas nourrissant pour les travailleurs et les voyageurs ; on le garnissait de raisins secs, de pignons et de zestes, ingrédients méditerranéens accessibles. Le sucre de canne restant rare et cher, c'est le miel qui apportait la douceur.
Le twist contemporain : La version romaine d'aujourd'hui se fend en deux et se fourre d'une généreuse crème fouettée — le célèbre « maritozzo con la panna » des cafés de Rome.
Agostino Tassi · Charactorium