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Riz au bœuf de conserve, façon cambuse
Pourquoi ce plat ? À bord du Firecrest, l'alimentation de Gerbault se réduisait aux conserves, au riz et à l'eau douce rationnée. Le riz et le bœuf en boîte formaient le repas chaud de bien des soirées de mer, cuits sur le petit réchaud entre deux coups de barre.
Un plat unique de marin : du riz qui gonfle dans l'eau rationnée, mêlé au bœuf de conserve effiloché et à un oignon revenu. Nourrissant, simple, fait pour être cuisiné d'une main pendant que l'autre tient le bateau.
À bord, on ne dîne pas, on se nourrit. Mon réchaud à pétrole tanguait, et je veillais sur mon riz comme sur un trésor, car l'eau pour le cuire, je la comptais à la louche. J'ouvrais une boîte de bœuf, je l'effilochais dans la marmite, un oignon si j'en avais encore un de bon — et voilà mon souper de roi sous les étoiles. Ce n'est pas la table de mes amis de New York, mais après une journée à la barre, rien ne m'a jamais paru meilleur.
- •Riz — une tasse (base)
- •Bœuf de conserve (corned-beef) — une boîte (protéine)
- •Oignon — un (aromate)
- •Eau douce — le double du riz, rationnée (cuisson)
- •Saindoux ou huile — un peu (matière grasse)
- •Sel et poivre — selon la réserve (assaisonnement)
Riz au bœuf de conserve, façon cambuse
Un plat unique de marin : du riz qui gonfle dans l'eau rationnée, mêlé au bœuf de conserve effiloché et à un oignon revenu. Nourrissant, simple, fait pour être cuisiné d'une main pendant que l'autre tient le bateau.
Pourquoi ce plat ? À bord du Firecrest, l'alimentation de Gerbault se réduisait aux conserves, au riz et à l'eau douce rationnée. Le riz et le bœuf en boîte formaient le repas chaud de bien des soirées de mer, cuits sur le petit réchaud entre deux coups de barre.
À bord, on ne dîne pas, on se nourrit. Mon réchaud à pétrole tanguait, et je veillais sur mon riz comme sur un trésor, car l'eau pour le cuire, je la comptais à la louche. J'ouvrais une boîte de bœuf, je l'effilochais dans la marmite, un oignon si j'en avais encore un de bon — et voilà mon souper de roi sous les étoiles. Ce n'est pas la table de mes amis de New York, mais après une journée à la barre, rien ne m'a jamais paru meilleur.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz — une tasse (base)
- Bœuf de conserve (corned-beef) — une boîte (protéine)
- Oignon — un (aromate)
- Eau douce — le double du riz, rationnée (cuisson)
- Saindoux ou huile — un peu (matière grasse)
- Sel et poivre — selon la réserve (assaisonnement)
Ingrédients
- Riz long — 200 g (base)
- Corned-beef — 1 boîte (200 g) (protéine)
- Oignon — 1 moyen (aromate)
- Eau — 400 ml (cuisson)
- Huile — 1 cuillère à soupe (matière grasse)
- Sel, poivre — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Émince l'oignon et fais-le revenir dans l'huile jusqu'à ce qu'il blondisse.
- Ajoute le riz, remue une minute pour l'enrober.
- Verse l'eau, sale légèrement, couvre et laisse cuire à feu doux jusqu'à absorption (environ 15 min).
- Effiloche le corned-beef à la fourchette et incorpore-le au riz en fin de cuisson.
- Poivre, mélange, laisse reposer 2 min hors du feu et sers fumant, directement dans la gamelle.
Comment on faisait : Le corned-beef en boîte et le riz étaient les piliers des vivres de bord dans l'entre-deux-guerres : peu coûteux, denses en énergie et imputrescibles tant que la boîte restait close. L'eau douce, elle, était l'or du bord — on cuisait au plus juste pour ne pas l'épuiser.
Le twist contemporain : Une pointe de sauce piquante et quelques herbes fraîches, et ce « riz de cambuse » devient un rice bowl de marin tout à fait dans l'air du temps.
Sources : Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, 1929
Alain Gerbault · Charactorium





