La carte de Alain Gerbault
Ration de bord — vivre de longue conservation

Biscuit de mer du Firecrest

VoyageDocumentée🧂facile2 h

Une galette plate, dure comme bois, cuite deux fois pour chasser toute humidité. Elle ne moisit pas, ne s'écrase pas dans la cambuse, et tient des mois dans une boîte en fer. On la trempe dans le thé ou l'eau pour pouvoir la mordre.

Ration de bord — vivre de longue conservation

Une galette plate, dure comme bois, cuite deux fois pour chasser toute humidité. Elle ne moisit pas, ne s'écrase pas dans la cambuse, et tient des mois dans une boîte en fer. On la trempe dans le thé ou l'eau pour pouvoir la mordre.

Mon pain, à bord, ce n'était pas le pain tendre des boulangers de Laval. C'était cette galette dure que je rangeais dans une boîte de fer, à l'abri du sel. Quand la faim me tenaillait au milieu de l'Atlantique, je la laissais s'amollir un long moment dans mon quart d'eau tiède, et je la mangeais lentement, en pensant aux escales. Crois-moi, l'homme qui a connu la vraie faim ne méprise plus jamais une croûte.
Alain Gerbault
Ingrédients
  • Farine de fromentplusieurs poignées (base)
  • Eau doucede quoi lier (liant)
  • Sel de merune pincée (conservation et goût)
Comment on faisait : Le biscuit de mer (ou « biscuit de matelot ») était la base des vivres de bord depuis des siècles : cuit deux fois pour en retirer toute l'eau, il pouvait se garder des années. Les marins le trempaient dans la soupe, le café ou l'eau, sous peine de se briser une dent.
Sources : Alain Gerbault, Seul à travers l'Atlantique, 1924

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