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Il pasto piemontese (le repas piémontais bourgeois)
À Turin au début du XXe siècle, le repas de la bonne bourgeoisie suit un ordre précis : antipasti (petites bouchées salées, dont les fameux grissini), un primo (pâtes farcies ou risotto), un secondo de viande accompagné de légumes de saison, puis dolci et fruits. Mais la vie d'un universitaire se ponctue surtout de pauses au comptoir des cafés — où l'on prend un café serré ou un bicerin — et de petits remontants pris à la maison. C'est cette alternance entre table familiale structurée et rituels du café qui rythme la journée.
Signature : L'anchois de Ligurie et le café torréfié
Deux signatures piémontaises se croisent dans la vie de Gentili : l'anchois salé remonté de Gênes par les anciennes routes du sel (l'acciuga, âme de la bagna càuda), et le café noir des comptoirs turinois, indissociable du travail intellectuel. L'un sale et puissant, l'autre amer et stimulant.

Alberto Gentili à table

1873 — 1954

4 recettes d’époque