Il pasto piemontese (le repas piémontais bourgeois)
À Turin au début du XXe siècle, le repas de la bonne bourgeoisie suit un ordre précis : antipasti (petites bouchées salées, dont les fameux grissini), un primo (pâtes farcies ou risotto), un secondo de viande accompagné de légumes de saison, puis dolci et fruits. Mais la vie d'un universitaire se ponctue surtout de pauses au comptoir des cafés — où l'on prend un café serré ou un bicerin — et de petits remontants pris à la maison. C'est cette alternance entre table familiale structurée et rituels du café qui rythme la journée.
Signature : L'anchois de Ligurie et le café torréfié
Deux signatures piémontaises se croisent dans la vie de Gentili : l'anchois salé remonté de Gênes par les anciennes routes du sel (l'acciuga, âme de la bagna càuda), et le café noir des comptoirs turinois, indissociable du travail intellectuel. L'un sale et puissant, l'autre amer et stimulant.
Alberto Gentili à table
1873 — 1954
4 recettes d’époque
🧂
QuotidienGrissini stirati torinesi (gressins étirés de Turin)
Antipasto / pane da tavola (pain de table grignoté tout au long du repas)
🧂· 1 h 45 (dont levée)
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🧂
FestifBagna càuda (sauce chaude à l'anchois et à l'ail)
Piatto conviviale d'autunno (plat communautaire d'automne, servi au centre de la table)
🧂 🍄 🫙· 40 min
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☕
BoissonBicerin (café, chocolat et crème de Turin)
Bevanda da caffè (boisson de comptoir, prise debout ou attablé au café)
☕ 🍯· 15 min
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🍯
RemèdeZabaione al Marsala (sabayon réconfortant)
Dolce al cucchiaio / ricostituente (crème à la cuillère, prise aussi comme remontant)
🍯· 20 min
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