La carte de Alberto Gentili
Grissini stirati torinesi (gressins étirés de Turin)
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Antipasto / pane da tavola (pain de table grignoté tout au long du repas)

Grissini stirati torinesi (gressins étirés de Turin)

QuotidienDocumentée🧂facile1 h 45 (dont levée)
Antipasto / pane da tavola (pain de table grignoté tout au long du repas)

Grissini stirati torinesi (gressins étirés de Turin)

Pourquoi ce plat ? Le grissino est né à Turin et reste, encore aujourd'hui, le compagnon de toute table piémontaise. Pour un musicologue penché des heures sur les manuscrits de la Biblioteca Nazionale, ces fins bâtons croustillants se grignotent sans salir les doigts ni les feuillets — l'en-cas idéal de l'érudit turinois entre deux séances de catalogage.

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Antipasto / pane da tavola (pain de table grignoté tout au long du repas)

De longs et fins bâtons de pain étirés à la main, croustillants jusqu'au cœur, à peine salés et parfumés d'un filet d'huile. Le pain de Turin par excellence, qui se conserve des jours et se mange à toute heure.

Vois-tu, à Turin, on ne saurait s'asseoir à table sans ces gressins — chez nous on les nomme grissini stirati, étirés à la main jusqu'à ce qu'ils soient longs comme l'avant-bras. Je t'avoue qu'à la bibliothèque j'en glissais quelques-uns dans ma poche : ils ne salissent point les feuillets de Vivaldi, et leur croquant tient compagnie à l'esprit. Ma mère disait qu'un bon grissino doit chanter sous la dent comme un archet sur la corde. Étire-les bien finement, et ne crains pas de les laisser dorer.
Alberto Gentili
Ingrédients
  • Farine de fromentune bonne mesure (base)
  • Levain ou levure de bièreun peu (fermentation)
  • Huile d'oliveun filet (moelleux et croustillant)
  • Saindoux (facultatif)une noix (feuilletage rustique)
  • Selune pincée (assaisonnement)
  • Eau tièdesuffisante (hydratation)
Comment on faisait : Le grissino aurait été créé à Turin à la fin du XVIIe siècle par un boulanger pour un jeune duc de Savoie à l'estomac fragile, le pain très sec étant plus digeste. Au XIXe siècle ils étaient encore étirés entièrement à la main, chaque boulanger ayant sa longueur. Napoléon les appelait, dit-on, les petits bâtons de Turin.

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