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L'obed russe et le culte du samovar
Le repas russe traditionnel (obed) s'articule autour d'un premier plat liquide et chaud — la soupe (pervoïé), socle nourricier de toute table, du palais au foyer ouvrier — suivi d'un second plat de bouillie de céréales ou de pâte (vtoroïé), et accompagné de pain noir omniprésent. Tout se clôt et se réchauffe autour du samovar, où le thé coule sans fin du matin au soir. Chez les révolutionnaires en exil comme Kollontaï, cette structure se réduisait à l'essentiel : une soupe, une kacha, du pain, et le thé qui réunissait les camarades pour discuter jusqu'à l'aube.
Signature : Le sarrasin (gretchka) et la choucroute fermentée
Deux piliers de la table russe que la richesse ne pouvait pas embourgeoiser : le grain de sarrasin grillé, robuste et terreux, et le chou aigri par lacto-fermentation, qui apportait l'acidité et la vitamine C des longs hivers. Ces deux aliments démocratiques, de la paysannerie aux comités révolutionnaires, étaient ceux d'une femme qui méprisait le faste bourgeois.

Alexandra Kollontaï à table

1872 — 1952

5 recettes d’époque