La carte de Alexandra Kollontaï
Tchaïepitié — le moment du thé, cœur social de la maison russe

Thé du samovar à la confiture de groseilles (varenie)

BoissonDocumentée🍯 🍋facile15 min

Un thé fort tiré de la théière (zavarka) puis allongé d'eau bouillante du samovar, que l'on adoucit non avec du sucre fondu mais d'une cuillerée de confiture aigre-douce prise à part. La boisson qui ne s'arrête jamais sur la table russe.

Tchaïepitié — le moment du thé, cœur social de la maison russe

Un thé fort tiré de la théière (zavarka) puis allongé d'eau bouillante du samovar, que l'on adoucit non avec du sucre fondu mais d'une cuillerée de confiture aigre-douce prise à part. La boisson qui ne s'arrête jamais sur la table russe.

Le samovar, c'est le vrai cœur battant de la maison russe — il bout, il chante, et autour de lui les idées s'échauffent mieux qu'au coin du feu. Je ne sucrais pas mon thé à la mode paresseuse : une cuillerée de varenié de groseilles sur la langue, et l'on boit le thé par-dessus, à la russe, vприкуску. Combien de débats, combien de nuits de conspiration ai-je menés un verre brûlant à la main ! Bois, camarade, et parlons — la révolution se fait aussi autour d'une tasse.
Alexandra Kollontaï
Ingrédients
  • Thé noir en feuillesde quoi une zavarka forte (base infusée)
  • Eau du samovarà volonté, bouillante (allongement)
  • Confiture de groseilles ou de cassis (varenié)une cuillerée par verre (douceur acidulée)
  • Tranche de citronune (option) (fraîcheur)
Comment on faisait : Le samovar, bouilloire à charbon de bois surmontée de la théière, maintenait l'eau frémissante des heures durant : on ne servait pas une tasse mais on entretenait un flux continu. Boire le thé « vприкуску » — la confiture ou le sucre tenu à part, fondant sur la langue — était l'usage populaire, économe et convivial.
Sources : William Pokhlebkin, Le thé : ses types, ses propriétés, son usage (Чай), 1968 · Alexandra Kollontaï, Autobiographie d'une femme sexuellement émancipée