La carte de Alexandra Kollontaï
Khleb — le pain, présence constante et sacrée de la table

Khleb tchiorny — pain noir de seigle au levain

ConservationDocumentée🍋 ☕moyenRepos 24 h + 1 h actif

Un pain de seigle compact et sombre, au levain naturel, à la mie serrée et à l'acidité franche. Sa croûte épaisse le protégeait et le conservait : on en coupait de fines tranches qui accompagnaient tout, de la soupe au thé.

Khleb — le pain, présence constante et sacrée de la table

Un pain de seigle compact et sombre, au levain naturel, à la mie serrée et à l'acidité franche. Sa croûte épaisse le protégeait et le conservait : on en coupait de fines tranches qui accompagnaient tout, de la soupe au thé.

Ce pain-là, j'en ai vu le prix dans les yeux du peuple pendant les années de famine. Le seigle ne demande pas de terres grasses ni de fours de palais — il pousse, il nourrit, il se garde. On le pétrit dense, on le laisse aigrir au levain comme nos idées ont mûri dans la clandestinité, et sa croûte noire défie le temps. Une tranche de ce pain, un verre de thé, et l'on tient debout pour la cause.
Alexandra Kollontaï
Ingrédients
  • Farine de seiglele gros de la pâte (base)
  • Levain de seigle (zakvaska)une part vive (fermentation et acidité)
  • Farine de fromentune part pour la tenue (structure)
  • Malt de seigle ou kvasun trait (couleur et goût)
  • Selselon le goût (assaisonnement)
  • Graines de coriandreune pincée (parfum (style Borodinski))
Comment on faisait : Le pain de seigle se cuisait au four communautaire du village ou de l'immeuble, en grosses miches qui devaient durer la semaine. Sa fermentation longue au levain le rendait plus digeste et plus durable que le pain blanc, réservé aux jours de fête et aux riches.
Sources : William Pokhlebkin, L'art de la cuisine russe · Elena Molokhovets, Un cadeau aux jeunes ménagères