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Le repas russe en plusieurs services (zakouski, pervoïe, vtoroïe, napitok)
À la table russe et soviétique, on ne pense pas en entrée-plat-dessert. On commence par les zakouski (petites bouchées salées, marinées ou fermentées qui accompagnent le thé ou la vodka), puis vient le pervoïe blioudo, le 'premier plat', toujours une soupe chaude. Le vtoroïe blioudo, le 'deuxième plat', apporte la viande et les féculents nourrissants. On clôt par une douceur ou une boisson de fruits comme le kissel ou le kompote. Dans la vie d'un pilote militaire puis cosmonaute comme Leonov, cette structure se double d'une cuisine de rations : à l'entraînement à la Cité des étoiles, et surtout en orbite, où les plats deviennent purées en tubes et aliments lyophilisés.
Signature : La smetana et l'aneth
Deux signatures traversent presque tout le repas russe : la smetana, cette crème épaisse et acidulée qu'on dépose sur la soupe comme sur les raviolis, et l'aneth frais (ukrop) ciselé à profusion. Ensemble, ils donnent cette fraîcheur acidulée et ce parfum vert reconnaissables entre tous, du bortch sibérien jusqu'aux tubes des cosmonautes.

Alexeï Leonov à table

1934 — 2019

5 recettes d’époque