La carte de Alexeï Leonov
Bortch en tube, façon cosmonaute
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Pervoïe blioudo — le premier plat, ici en ration spatiale

Bortch en tube, façon cosmonaute

VoyageDocumentée🍋 🧂moyen50 min
Pervoïe blioudo — le premier plat, ici en ration spatiale

Bortch en tube, façon cosmonaute

Pourquoi ce plat ? Le 18 mars 1965, Leonov sort dans le vide spatial depuis Voskhod 2. À bord, les cosmonautes soviétiques mangeaient en apesanteur grâce à des tubes hermétiques type dentifrice : et le bortch, soupe-emblème, fut bel et bien envoyé en orbite sous forme de purée concentrée. Voici le plat-pivot de la table russe transformé en nourriture d'espace.

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Pervoïe blioudo — le premier plat, ici en ration spatiale

Le bortch à la betterave — rouge profond, acidulé, parfumé — réduit en une purée onctueuse et concentrée, telle qu'elle se mangeait dans l'espace : aspirée d'un tube, sans une miette qui flotte. Sur Terre, on le sert simplement en velouté, avec sa cuillère de smetana.

Là-haut, camarade, il n'y a ni assiette ni table : tout flotte, même les gouttes de soupe ! Alors nos ingénieurs ont mis le bon vieux bortch dans un tube, comme du dentifrice — tu presses, tu avales, et le rouge de la betterave te rappelle la terre natale au milieu des étoiles. Quand j'ai flotté dans le vide ce jour de mars 1965, je savais qu'à l'intérieur m'attendait ce goût familier, acidulé, réconfortant. L'espace est immense et froid, mais une gorgée de bortch, et tu es de nouveau chez toi.
Alexeï Leonov
Ingrédients
  • Betterave rougedeux (couleur et douceur terreuse)
  • Chouun quartier (corps de la soupe)
  • Carotte et oignonun de chaque (fond aromatique)
  • Bouillon de bœufune casserole (base)
  • Vinaigre ou jus de betterave aciduléun filet (pointe acide signature)
  • Aneth et smetanapour servir (finition)
Comment on faisait : Les premiers aliments spatiaux soviétiques, dès Gagarine en 1961, étaient des purées en tubes d'aluminium. Bortch, viande, fromage, purée de fruits : tout devait être sans miette et sans goutte, car la moindre particule flottante pouvait gêner la respiration ou les instruments. Le programme alimentaire était piloté par les médecins, chaque calorie calculée.

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