La table soviétique à trois temps, doublée d'un souvenir allemand de la Volga
Dans l'URSS de Schnittke, le repas s'ordonne en trois mouvements : les zakouski (petits hors-d'œuvre salés et marinés que l'on grignote), le pervoïe (un « premier » liquide, soupe ou bouillon), puis le vtoroïe (un « deuxième » consistant, kacha ou viande), refermés par un kompot ou un thé. Mais sous cette grille soviétique affleure une autre cuisine : celle des Allemands de la Volga, à Engels, où Schnittke est né. Gâteaux à la chapelure, choux fermentés, pains de seigle : exactement le « polystylisme » du compositeur, plusieurs traditions superposées dans une même journée.
Signature : La fermentation du seigle et du chou
Fil rouge entre ses deux mondes : le seigle aigre du kvas et du pain noir russe, le chou fermenté hérité des colons allemands de la Volga. Une cuisine de l'aigre et du gardé-pour-l'hiver, née de la pénurie autant que du goût — comme une citation qui revient transformée d'une œuvre à l'autre.
Alfred Schnittke à table
1934 — 1998
5 recettes d’époque
🧂
QuotidienGretchka aux champignons (sarrasin grillé à la russe)
Vtoroïe — le « deuxième » plat consistant du repas soviétique
🧂 🍄· 30 min
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🍯
FestifRiwwelkuche — gâteau à la chapelure des Allemands de la Volga
Le gâteau du dimanche et des fêtes dans les familles germano-russes
🍯· 2 h (dont levée)
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🍋
BoissonKvas de pain noir
Boisson de soif quotidienne, fermentée à la maison
🍋 🫙· 10 min + 1 à 2 jours de fermentation
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🫙
ConservationKvachena kapousta — chou fermenté pour l'hiver
Zakouska de réserve et conserve de garde-manger
🫙 🍋 🧂· 30 min + 5 à 10 jours de fermentation
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🍯
Street foodFranzbrötchen — la brioche cannelle de Hambourg
En-cas de boulangerie, à emporter dans la rue ou avec le café
🍯· 50 min
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