Retour à Alfred Stieglitz
Table bourgeoise germano-américaine
La famille Stieglitz, juive allemande émigrée à Hoboken puis installée à New York, conserve la cadence des repas allemands : un Frühstück matinal, un Mittagessen chaud à la mi-journée (le vrai repas, surtout le dimanche), le rituel du Kaffee und Kuchen l'après-midi, et le soir un Abendbrot froid — pain, charcuteries, fromages, sans cuisson. L'été, à la campagne du lac George, cette grille se relâche au profit de repas pris dehors, dans l'esprit de la Sommerfrische, le séjour estival au grand air cher aux familles allemandes.
Signature : La sauce au pain d'épices (Lebkuchensauce)
Le tour de main allemand par excellence : on lie et on parfume une sauce brune en y émiettant du pain d'épices (Lebkuchen ou Pfefferkuchen). Le mariage girofle-cannelle-gingembre avec le vinaigre donne ce profil aigre-doux profond qui signe la cuisine de l'Allemagne du Nord d'où venait la famille.

Alfred Stieglitz à table

1864 — 1946

4 recettes d’époque