La table lyonnaise et le mâchon
Dans le Lyon et le Paris d'Ampère, le repas ordinaire suit l'ordre soupe / plat unique / fromage, sans le découpage rigide entrée-plat-dessert des grandes tables. Le matin ou entre deux occupations, on prend le « mâchon », un casse-croûte salé arrosé d'un verre. Les jours de fête, on sort la quenelle et les beignets ; le savant, lui, ponctue ses journées d'un café noir.
Signature : L'oignon « à la lyonnaise »
L'oignon doré lentement au beurre ou au saindoux est la marque de la cuisine lyonnaise : il fonde la soupe, parfume les plats et signe le geste régional dont Ampère a grandi entouré, à Poleymieux et à Lyon.
André-Marie Ampère à table
1775 — 1836
5 recettes d’époque
QuotidienSoupe à l'oignon des cabinets de travail
Soupe-socle (le premier service, qui tient lieu de repas entier les soirs de labeur)
🧂 🍄· 50 min
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FestifQuenelles de brochet, sauce blonde
Le plat de fête lyonnais (service unique des grands jours, autour duquel se réunit la famille)
🧂 🍄· 1 h 30
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BoissonLe café noir du savant
La boisson de cabinet (compagne du travail intellectuel, prise seule à toute heure)
☕· 10 min
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Street foodBugnes lyonnaises de carnaval
Le mâchon sucré et l'en-cas de rue (beignet vendu et partagé aux jours gras)
🍯· 1 h 30
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ConservationFromage fort du Lyonnais
Le bout de fromage de garde (conservation des restes, dégusté sur du pain au mâchon)
🫙 🧂· 30 min (+ affinage 1 à 2 semaines)
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