La carte de André-Marie Ampère
Soupe-socle (le premier service, qui tient lieu de repas entier les soirs de labeur)

Soupe à l'oignon des cabinets de travail

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile50 min

Des oignons fondus jusqu'au blond, mouillés de bouillon, versés sur des tranches de pain rassis et gratinés de fromage : un plat de pauvre devenu réconfort de savant.

Soupe-socle (le premier service, qui tient lieu de repas entier les soirs de labeur)

Des oignons fondus jusqu'au blond, mouillés de bouillon, versés sur des tranches de pain rassis et gratinés de fromage : un plat de pauvre devenu réconfort de savant.

Voyez-vous, je confesse oublier l'heure du dîner sitôt qu'une équation me tient ; aussi ma gouvernante me préparait-elle ce potage d'oignons que l'on peut réchauffer sans façon. On laisse blondir les oignons tout doucement, sans les brusquer — la patience y fait plus que le feu —, puis on en nappe du pain dur et un peu de fromage râpé. Je vous assure qu'un esprit fatigué retrouve là plus de vigueur que dans bien des remèdes d'apothicaire.
André-Marie Ampère
Ingrédients
  • Oignonsune bonne pile (base)
  • Beurre ou saindouxune noix (matière grasse)
  • Pain rassisquelques tranches (liant)
  • Bouillon de pot-au-feuun grand pot (mouillement)
  • Fromage à gratiner (gruyère/comté)une poignée râpée (gratin)
Comment on faisait : Au XIXe siècle, la soupe à l'oignon était le plat des veilleurs et des Halles parisiennes : rien ne s'y perdait, le pain dur et les oignons bon marché suffisant à nourrir un homme. On la gratinait sur le bord du foyer.

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