Retour à Andrea Dworkin
La table judéo-américaine ouvrière
Pas d'entrée-plat-dessert ici, mais la logique d'une cuisine de migration et de débrouille : un grand pot qui mijote longtemps et nourrit plusieurs jours, le bouillon du vendredi soir hérité de la tradition juive ashkénaze, l'en-cas qu'on achète au coin de la rue à New York, le café qui tient éveillé pour travailler, et la pâtisserie qu'on garde dans une boîte en fer. On cuisine peu cher, on cuisine pour durer, on cuisine sans cérémonie.
Signature : Le schmaltz (graisse de poule fondue)
Dans la cuisine ashkénaze pauvre, rien ne se perd : la graisse de poule fondue avec des oignons (schmaltz et gribenes) remplace le beurre coûteux et parfume tout — soupes, tartines, farces. C'est le goût de l'économie domestique des familles juives d'Europe de l'Est transplantées en Amérique, celui de l'enfance de Dworkin à Camden.

Andrea Dworkin à table

1946 — 2005

5 recettes d’époque