La table judéo-américaine ouvrière
Pas d'entrée-plat-dessert ici, mais la logique d'une cuisine de migration et de débrouille : un grand pot qui mijote longtemps et nourrit plusieurs jours, le bouillon du vendredi soir hérité de la tradition juive ashkénaze, l'en-cas qu'on achète au coin de la rue à New York, le café qui tient éveillé pour travailler, et la pâtisserie qu'on garde dans une boîte en fer. On cuisine peu cher, on cuisine pour durer, on cuisine sans cérémonie.
Signature : Le schmaltz (graisse de poule fondue)
Dans la cuisine ashkénaze pauvre, rien ne se perd : la graisse de poule fondue avec des oignons (schmaltz et gribenes) remplace le beurre coûteux et parfume tout — soupes, tartines, farces. C'est le goût de l'économie domestique des familles juives d'Europe de l'Est transplantées en Amérique, celui de l'enfance de Dworkin à Camden.
Andrea Dworkin à table
1946 — 2005
5 recettes d’époque
🧂
QuotidienErwtensoep, la soupe de pois cassés d'Amsterdam
Le grand pot (one-pot qui nourrit la semaine)
🧂 🍄· 2 h
Voir la recette
🧂
FestifBouillon de poule aux boulettes de matzo
Le repas du vendredi soir (table du Shabbat ashkénaze)
🧂 🍄· 3 h
Voir la recette
🧂
Street foodKnish aux pommes de terre
L'en-cas du trottoir new-yorkais (street food juive)
🧂· 1 h 30
Voir la recette
☕
BoissonCafé noir serré de l'écrivaine
Le carburant de la table de travail
☕· 10 min
Voir la recette
🍯
ConservationRugelach à l'abricot
La boîte en fer (pâtisserie qui se garde)
🍯 🍋· 1 h + repos
Voir la recette