Café noir serré de l'écrivaine
Un café noir, dense et sans fioritures, tel qu'on le buvait au percolateur dans les cuisines et les cafés militants américains. Amer, réconfortant, fait pour tenir éveillé.
Un café noir, dense et sans fioritures, tel qu'on le buvait au percolateur dans les cuisines et les cafés militants américains. Amer, réconfortant, fait pour tenir éveillé.
Je n'ai jamais demandé à un café d'être joli. Je lui demande de me garder éveillée jusqu'à ce que la page soit finie. Tu le fais fort, tu le bois noir, et tu retournes à la machine à écrire. Les idées ne viennent pas toutes seules — il faut rester là, des heures, à se battre avec les mots. Une tasse, puis une autre, et le travail avance. C'est tout ce que je lui demande.
- •Café moulu — généreusement (corps et amertume)
- •Eau — selon le nombre de tasses (infusion)
Café noir serré de l'écrivaine
Un café noir, dense et sans fioritures, tel qu'on le buvait au percolateur dans les cuisines et les cafés militants américains. Amer, réconfortant, fait pour tenir éveillé.
Pourquoi ce plat ? Dworkin était une essayiste prolifique qui passait des heures à sa machine à écrire. Le café noir, fort, bu tasse après tasse, est la boisson archétypale de l'intellectuelle militante américaine du XXe siècle, celle qui accompagne les nuits d'écriture et de discours à préparer.
Je n'ai jamais demandé à un café d'être joli. Je lui demande de me garder éveillée jusqu'à ce que la page soit finie. Tu le fais fort, tu le bois noir, et tu retournes à la machine à écrire. Les idées ne viennent pas toutes seules — il faut rester là, des heures, à se battre avec les mots. Une tasse, puis une autre, et le travail avance. C'est tout ce que je lui demande.
Ingrédients (version d’époque)
- Café moulu — généreusement (corps et amertume)
- Eau — selon le nombre de tasses (infusion)
Ingrédients
- Café moulu (torréfaction foncée) — 2 c. à soupe bombées par tasse (corps et amertume)
- Eau filtrée — 25 cl par tasse (infusion)
Préparation
- Chauffer l'eau jusqu'à juste avant l'ébullition (90-95 °C).
- Au percolateur ou en cafetière à piston : doser généreusement le café moulu.
- Verser l'eau chaude, laisser infuser 4 minutes en cafetière à piston, puis presser doucement.
- Servir noir, brûlant, dans une grande tasse épaisse. Aucun sucre, aucun lait : c'est un café de travail.
Comment on faisait : Le café au percolateur (stovetop percolator) était l'équipement standard des foyers américains une bonne partie du XXe siècle, produisant un café corsé et souvent un peu amer. Dans les milieux militants et universitaires, le café noir était la boisson de ralliement des longues réunions et des veillées d'écriture.
Le twist contemporain : Le servir dans un mug bardé d'autocollants militants : le café comme objet de table de travail, pas comme expérience gastronomique.
Andrea Dworkin · Charactorium