Knish aux pommes de terre
Un petit pâté de pâte fine garni d'une purée de pommes de terre aux oignons fondus. Ça se mange debout, dans une serviette en papier, sans assiette ni couverts.
Un petit pâté de pâte fine garni d'une purée de pommes de terre aux oignons fondus. Ça se mange debout, dans une serviette en papier, sans assiette ni couverts.
Tu fais une manif toute la journée, tu cries jusqu'à ce que ta voix lâche, et à un moment il faut bien manger quelque chose. Le knish, tu l'achètes au coin de la rue, brûlant, tu le tiens dans la main et tu marches. À l'intérieur, rien que de la pomme de terre et de l'oignon longuement attendris — la nourriture des gens qui n'ont jamais eu grand-chose mais qui ont appris à le rendre bon. Tu mords dedans, tu n'as pas besoin de table ni de manières. Tu repars te battre.
- •Farine — ce qu'il faut (pâte)
- •Huile — un filet (souplesse de la pâte)
- •Œuf — un (liant de la pâte)
- •Pommes de terre — plusieurs (garniture)
- •Oignons — beaucoup (parfum de la garniture)
- •Schmaltz ou huile — généreusement (fondant des oignons)
Knish aux pommes de terre
Un petit pâté de pâte fine garni d'une purée de pommes de terre aux oignons fondus. Ça se mange debout, dans une serviette en papier, sans assiette ni couverts.
Pourquoi ce plat ? Dworkin a vécu et milité à New York, ville de manifestations et de tribunes. Le knish — chausson de pâte garni de purée de pomme de terre — était l'en-cas de rue typique des quartiers juifs de New York, vendu sur les trottoirs : la nourriture qu'on attrape entre deux combats, chaude dans la main.
Tu fais une manif toute la journée, tu cries jusqu'à ce que ta voix lâche, et à un moment il faut bien manger quelque chose. Le knish, tu l'achètes au coin de la rue, brûlant, tu le tiens dans la main et tu marches. À l'intérieur, rien que de la pomme de terre et de l'oignon longuement attendris — la nourriture des gens qui n'ont jamais eu grand-chose mais qui ont appris à le rendre bon. Tu mords dedans, tu n'as pas besoin de table ni de manières. Tu repars te battre.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine — ce qu'il faut (pâte)
- Huile — un filet (souplesse de la pâte)
- Œuf — un (liant de la pâte)
- Pommes de terre — plusieurs (garniture)
- Oignons — beaucoup (parfum de la garniture)
- Schmaltz ou huile — généreusement (fondant des oignons)
Ingrédients
- Farine — 250 g (pâte)
- Huile neutre — 5 c. à soupe (souplesse)
- Œuf — 1 (liant)
- Eau tiède — 8 cl (pâte)
- Pommes de terre à purée — 600 g (garniture)
- Oignons — 2 gros (parfum)
- Schmaltz ou huile — 3 c. à soupe (fondant)
- Sel et poivre — selon le goût (assaisonnement)
- Jaune d'œuf (dorure) — 1 (finition dorée)
Préparation
- Pâte : mélanger farine, sel, huile, œuf et eau tiède jusqu'à une pâte souple. Couvrir et laisser reposer 30 minutes.
- Garniture : cuire les pommes de terre à l'eau salée, les écraser en purée. Faire fondre les oignons émincés dans le schmaltz jusqu'à ce qu'ils soient dorés, les mélanger à la purée. Saler, poivrer généreusement.
- Étaler la pâte très finement en un grand rectangle. Déposer un boudin de garniture sur un bord long.
- Rouler serré, puis pincer la pâte tous les 8 cm pour former des paquets ; couper et refermer chaque knish en repliant la pâte dessous.
- Dorer au jaune d'œuf, déposer sur une plaque.
- Cuire 35 à 40 minutes à 190 °C jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés. Manger chaud, dans la main.
Comment on faisait : Le knish, d'origine est-européenne (yiddish knysh), s'est imposé comme nourriture de rue dans le New York juif du début du XXe siècle, vendu par des marchands ambulants et dans des échoppes spécialisées du Lower East Side. La version pomme de terre-oignon était la plus populaire car la moins chère.
Le twist contemporain : Une cuillère de moutarde forte à côté et un trait d'oignon frit croustillant sur le dessus : le knish de trottoir façon street food assumée.
Andrea Dworkin · Charactorium