La carte de Andrei Tarkovski
Tchaï (le moment du thé, clôture conviviale du repas)

Le tchaï au samovar, servi dans le verre

BoissonDocumentéefacile15 min

Un thé noir corsé, préparé en concentré (zavarka) dans une petite théière posée sur le samovar, puis allongé d'eau bouillante au moment de servir, dans un verre maintenu par un support de métal. On le boit brûlant, légèrement amer, adouci d'une cuillerée de confiture ou d'un morceau de sucre tenu entre les dents.

Tchaï (le moment du thé, clôture conviviale du repas)

Un thé noir corsé, préparé en concentré (zavarka) dans une petite théière posée sur le samovar, puis allongé d'eau bouillante au moment de servir, dans un verre maintenu par un support de métal. On le boit brûlant, légèrement amer, adouci d'une cuillerée de confiture ou d'un morceau de sucre tenu entre les dents.

Le samovar, vois-tu, ce n'est pas une simple bouilloire : c'est le cœur de la maison, qui chante doucement dans un coin tout le jour. On prépare d'abord la zavarka, ce concentré sombre et amer, puis chacun s'en verse un fond dans son verre et l'allonge d'eau brûlante à sa convenance — plus fort, plus clair, selon l'âme du moment. On ne tient pas le verre par le verre, mais par le podstakannik. Et l'on boit lentement, longtemps, une cuillerée de confiture sur la langue ; c'est dans ces heures-là, le thé refroidissant, que viennent les vraies pensées.
Andrei Tarkovski
Ingrédients
  • Thé noir en feuillesgénéreusement pour la zavarka (concentré aromatique)
  • Eau du samovarà volonté (allongement)
  • Sucre en morceaux ou confiture (varenye)au goût (douceur)
Comment on faisait : Le samovar, chauffé jadis au charbon de bois par sa cheminée centrale, maintenait l'eau frémissante toute la journée ; la petite théière de zavarka reposait sur son sommet pour rester chaude. Le podstakannik, support de verre en métal souvent ouvragé, est devenu une icône du quotidien soviétique, notamment dans les trains, où le thé brûlant se sert encore ainsi.