Retour à Andy Warhol
Du comptoir de diner à la table rusyne
Warhol vit entre deux mondes alimentaires. D'un côté, l'Amérique de la consommation de masse : le lunch counter du midi, la boîte de conserve ouverte à la chaîne, la soda fountain et le drive-in — une nourriture standardisée, identique pour tous, qu'il érige en icône. De l'autre, la table de son enfance à Pittsburgh : la cuisine carpatho-rusyne de sa mère Julia, immigrée gréco-catholique, avec ses dumplings et son souper de la Veille de Noël (Sviata Vecheria). Le menu de Warhol, c'est ce grand écart entre l'étiquette imprimée et le geste fait main.
Signature : La boîte de conserve
L'objet-totem de Warhol : le produit industriel, identique d'un bout à l'autre du pays, qu'il transforme en œuvre d'art. La soupe en conserve est sa madeleine et son manifeste — la démocratie du goût, où le président boit le même Coca que le clochard.

Andy Warhol à table

1928 — 1987

5 recettes d’époque