Anne Conway(1631 — 1679)
Anne Conway
royaume d'Angleterre
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Anne Conway est une philosophe anglaise du XVIIe siècle. Autodidacte, elle développe une métaphysique vitaliste exposée dans son ouvrage posthume « Principes de la philosophie la plus ancienne et la plus moderne ». Sa pensée influença notamment Leibniz et sa notion de monade.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1631 à Londres dans une famille aristocratique anglaise
- Formée par correspondance auprès du philosophe Henry More, figure du platonisme de Cambridge
- Rédige son unique ouvrage, « Principes de la philosophie la plus ancienne et la plus moderne », publié à titre posthume en 1690
- Sa philosophie vitaliste, où toute substance est animée, influença Leibniz et le concept de monade
- Se convertit au quakerisme à la fin de sa vie ; meurt en 1679
Œuvres & réalisations
Son unique ouvrage, une métaphysique vitaliste où tout l'univers est constitué d'esprit et où matière et esprit ne sont qu'une même substance. Œuvre qui influença Leibniz.
Des années d'échanges épistolaires philosophiques qui constituent à la fois sa formation et un témoignage majeur de sa pensée en construction.
Elle conçoit l'univers comme un ensemble d'entités vivantes et reliées, refusant la séparation tranchée de Descartes entre corps et esprit. Cette idée annonce les monades de Leibniz.
Anne Conway intègre la kabbale juive, la pensée des platoniciens de Cambridge et la science moderne en un système original et harmonieux.
Anecdotes
Anne Conway souffrit toute sa vie de migraines atroces et incurables. Les plus grands médecins de son temps, dont le célèbre William Harvey qui découvrit la circulation sanguine, tentèrent de la soigner, en vain. C'est dans la douleur et l'alitement qu'elle élabora pourtant une philosophie entière.
Femme au XVIIe siècle, elle n'avait pas le droit d'étudier à l'université d'Oxford ou de Cambridge. Elle se forma donc seule, en correspondant pendant des années avec le philosophe Henry More de Cambridge, qui devint son maître puis la considéra comme son égale intellectuelle.
Son unique livre fut publié de façon posthume, neuf ans après sa mort, et d'abord en latin. Il avait été retrouvé sous forme de notes dans ses carnets, traduit puis imprimé sans que son nom n'y figure clairement au départ.
Vers la fin de sa vie, Anne Conway rejoignit le mouvement des Quakers, une décision audacieuse et mal vue car ils étaient alors persécutés en Angleterre. Elle accueillit chez elle des Quakers emprisonnés et libérés.
Quand elle mourut, son mari fit conserver son corps dans un cercueil rempli de spiritueux (alcool) et muni d'une vitre, afin qu'il puisse la revoir une dernière fois à son retour de voyage.
Sources primaires
Toute créature, tout esprit et tout corps, peut être changé de l'un en l'autre, car ils n'étaient à l'origine qu'une seule et même substance.
Je vous prie de me pardonner si mes pensées vous paraissent confuses, car je les couche sur le papier au milieu de douleurs qui ne me laissent presque aucun repos.
Ces principes ont été écrits par une certaine dame anglaise, savante au-delà de son sexe, versée dans les questions les plus profondes de la philosophie.
Lieux clés
Ville natale d'Anne Finch (future Conway), où elle naquit dans une famille aisée en 1631. Grande capitale intellectuelle et politique de l'Angleterre.
Domaine de la famille Conway où Anne vécut une grande partie de sa vie d'adulte et élabora sa philosophie. Elle y mourut en 1679.
Ville universitaire d'où Henry More, le maître et correspondant d'Anne Conway, enseignait. C'est par cette correspondance qu'elle se forma à la philosophie, sans pouvoir y étudier elle-même.
Résidence londonienne associée à la famille Conway, lieu de séjours et d'échanges intellectuels de la vicomtesse.
