Anne Sexton(1928 — 1974)
Anne Sexton
États-Unis
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Poétesse américaine majeure du mouvement confessionnel, Anne Sexton explore dans son œuvre la dépression, la mort et la condition féminine avec une intensité autobiographique bouleversante. Lauréate du prix Pulitzer de poésie en 1967 pour « Live or Die », elle reste une figure incontournable de la littérature américaine du XXe siècle.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« It doesn't matter who my father was; it matters who I remember he was.»
« Put your ear down close to your soul and listen hard.»
Faits marquants
- 1928 : Naissance à Newton, Massachusetts
- 1960 : Publication de son premier recueil To Bedlam and Part Way Back
- 1965-1967 : Enseigne la création littéraire à l'université de Boston
- 1967 : Prix Pulitzer de poésie pour le recueil Live or Die
- 1974 : Décède à 45 ans, laissant une œuvre de onze recueils
Œuvres & réalisations
Premier recueil d'Anne Sexton, il s'inspire directement de ses hospitalisations psychiatriques. Sa publication courageuse a ouvert la voie à une poésie radicalement autobiographique aux États-Unis.
Recueil inspiré par la mort de ses deux parents et les deuils qui jalonnent sa vie. Il confirme sa place centrale dans le mouvement confessionnel et lui vaut une reconnaissance critique croissante.
Recueil pour lequel elle reçut le prix Pulitzer de poésie en 1967. Organisé chronologiquement, il trace le chemin chaotique entre la tentation du suicide et la volonté de vivre.
Recueil dans lequel Sexton explore la sexualité et les émotions féminines avec une franchise jugée scandaleuse pour l'époque. Ces poèmes s'inscrivent dans le contexte du mouvement de libération des femmes.
Réécriture en vers de seize contes des frères Grimm, empreinte d'une ironie féministe mordante. Ce recueil accessible et novateur toucha un public bien plus large que ses œuvres précédentes.
Publié quelques mois avant sa mort, ce recueil manifeste une obsession croissante pour la mort et la spiritualité. Il constitue un témoignage saisissant des dernières années de la poétesse.
Recueil publié à titre posthume, écrit dans les derniers mois de la vie de Sexton. Il témoigne de sa quête spirituelle douloureuse et de son rapport ambigu avec la foi.
Anecdotes
Anne Sexton n'avait aucune formation littéraire lorsqu'elle commença à écrire de la poésie à 28 ans. C'est son psychiatre, le Dr Martin Orne, qui lui conseilla l'écriture comme moyen de lutter contre sa dépression sévère. En quelques années seulement, cette mère au foyer de banlieue devenait l'une des voix poétiques les plus puissantes des États-Unis.
En 1958, Anne Sexton fut admise au séminaire de poésie de Robert Lowell à l'Université de Boston, où elle rencontra Sylvia Plath et le poète George Starbuck. Après les cours, les trois poètes se retrouvaient au Ritz-Carlton de Boston pour discuter de leurs textes autour d'un verre. Cette amitié intense entre Sexton et Plath, deux femmes partageant les mêmes thèmes sombres, reste l'une des plus célèbres de l'histoire de la littérature américaine.
En 1967, Anne Sexton reçut le prix Pulitzer de poésie pour son recueil Live or Die — l'un des prix littéraires les plus prestigieux des États-Unis. Cette récompense était d'autant plus remarquable qu'elle avait commencé à écrire seulement dix ans plus tôt, sans aucune formation académique en littérature, sur les simples conseils de son médecin.
Dans les années 1970, Anne Sexton fonda un groupe de rock baptisé « Anne Sexton and Her Kind », dans lequel elle récitait ses poèmes accompagnée de musiciens professionnels. Cette initiative audacieuse et inédite témoignait de sa volonté de sortir la poésie des cercles académiques et de la rendre accessible à un public plus jeune et plus large.
Après la mort d'Anne Sexton, la biographe Diane Middlebrook eut accès à une ressource exceptionnelle : le Dr Martin Orne avait conservé des centaines d'heures d'enregistrements des séances de thérapie de la poétesse. Avec l'accord de la famille, ces enregistrements nourrirent la biographie publiée en 1991, révélant la vie intérieure d'une artiste avec une précision unique dans l'histoire littéraire.
Sources primaires
I have gone out, a possessed witch, / haunting the black air, braver at night; / dreaming evil, I have done my hitch / over the plain houses, light by light.
Gone, I say and walk from church, / refusing the stiff procession to the grave, / letting the dead ride alone in the hearse. / It is June. I am tired of being brave.
Some women marry houses. / It's another kind of skin; it has a heart, / a mouth, a liver and bowel movements. / The walls are permanent and pink.
Since you ask, most days I cannot remember. / I walk in my clothing, unmarked by that voyage. / Then the almost unnameable lust returns.
Lieux clés
Ville natale d'Anne Sexton, née le 9 novembre 1928. Elle y a passé son enfance dans un milieu bourgeois confortable mais émotionnellement difficile, un cadre qu'elle évoquera souvent dans ses poèmes.
Célèbre hôpital psychiatrique où Anne Sexton fut hospitalisée à plusieurs reprises. Sylvia Plath y fut également internée, faisant de McLean un lieu symbolique de la poésie confessionnelle américaine et des luttes contre les maladies mentales à cette époque.
Sexton y suivit le séminaire de poésie de Robert Lowell en 1958-1959 et y rencontra Sylvia Plath. Elle y enseigna elle-même la création littéraire à la fin de sa vie, transmettant son expérience à une nouvelle génération d'écrivains.
Ville de la banlieue bostonienne où Anne Sexton vécut les dernières années de sa vie. Ce cadre pavillonnaire typique de la classe moyenne américaine contrastait violemment avec la détresse intérieure qu'elle décrivait dans ses poèmes.
Après les cours de Robert Lowell, Anne Sexton, Sylvia Plath et le poète George Starbuck se retrouvaient dans ce grand hôtel bostonien pour discuter de leurs poèmes. Ce lieu symbolise l'émulation créative entre les poètes confessionnels de la génération Lowell.






