Aimé Pallière(1868 — 1949)

Aimé Pallière

France

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SpiritualitéLettresÉcrivain(e)XXe siècleFrance de la Troisième République, marquée par les débats sur la laïcité, le renouveau spirituel et les rapprochements interreligieux du début du XXe siècle.

Aimé Pallière (1868-1949) est un écrivain et conférencier français, d'abord destiné à la prêtrise catholique avant de se rapprocher du judaïsme. Devenu une figure du mouvement noahide, il œuvra au dialogue entre christianisme et judaïsme tout en restant non converti.

Questions fréquentes

Ce qu'il faut retenir, c'est qu'Aimé Pallière (1868-1949) est un écrivain et conférencier lyonnais qui, bien que resté chrétien, a consacré sa vie au dialogue entre christianisme et judaïsme. Ce qui frappe ici, c'est qu'il n'a jamais franchi le pas de la conversion : sur les conseils du rabbin Elie Benamozegh, il a choisi la voie noahide, c'est-à-dire l'observation par un non-juif des sept lois universelles données à Noé. Imagine que cet homme, destiné à la prêtrise catholique, ait fini par diriger spirituellement des mouvements de jeunesse juifs dans les années 1920-1930 : une situation tout à fait inédite pour l'époque.

Faits marquants

  • Né en 1868 à Lyon dans une famille catholique, il se destine d'abord à la prêtrise.
  • Se rapproche du judaïsme sous l'influence du rabbin Elia Benamozegh, qui l'oriente vers le noachisme.
  • Publie en 1926 son ouvrage autobiographique 'Le Sanctuaire inconnu', récit de son cheminement spirituel.
  • Devient une figure de référence du mouvement noahide, sans se convertir formellement au judaïsme.
  • Meurt en 1949, laissant une œuvre tournée vers le dialogue entre les religions.

Œuvres & réalisations

Le Sanctuaire inconnu (1926)

Récit autobiographique de son cheminement du catholicisme vers le judaïsme et la voie noahide ; son œuvre la plus célèbre.

Édition et présentation d'« Israël et l'Humanité » d'Elie Benamozegh (1914)

Travail majeur de transmission de la pensée universaliste de son maître, qu'il fit connaître au public francophone.

Conférences sur le dialogue judéo-chrétien (1900-1940)

Nombreuses interventions publiques promouvant le rapprochement entre les religions et la doctrine noahide.

Direction spirituelle de mouvements de jeunesse juifs (années 1920-1930)

Engagement éducatif inédit pour un non-converti, encadrant la jeunesse juive française.

Articles et essais sur le noahisme (début XXe siècle)

Contributions diffusant l'idée d'une voie spirituelle universelle fondée sur les sept lois de Noé.

Anecdotes

Né à Lyon dans une famille catholique fervente, Aimé Pallière se destinait à devenir prêtre. Tout bascule un jour de Kippour : entré par curiosité dans une synagogue lyonnaise, il est bouleversé par la ferveur de la prière juive et en sort transformé.

Cherchant à comprendre le judaïsme, Pallière écrit au rabbin italien Elie Benamozegh, de Livourne. Contre toute attente, le sage ne l'encourage pas à se convertir : il lui conseille de devenir un « noahide », c'est-à-dire un non-juif respectant les lois universelles de Noé. Ce conseil orientera toute sa vie.

Bien qu'il ne se soit jamais converti officiellement au judaïsme, Pallière fut si proche de cette communauté qu'on lui confia la direction spirituelle de mouvements de jeunesse juifs et qu'il prononça des conférences dans les synagogues, situation tout à fait inédite pour un homme resté chrétien.

Son livre « Le Sanctuaire inconnu » (1926) raconte son cheminement spirituel. Le titre évoque ce judaïsme qu'il a découvert comme un sanctuaire caché, et l'ouvrage devint une référence pour comprendre le dialogue entre les religions au début du XXe siècle.

Pallière consacra des années à traduire et faire connaître l'œuvre de son maître Benamozegh, mort en 1900, persuadé que la pensée de ce rabbin pouvait réconcilier chrétiens et juifs autour de valeurs communes.

Sources primaires

Le Sanctuaire inconnu — Ma « conversion » au judaïsme (1926)
C'est dans une synagogue, un jour de Kippour, que se décida le sort de ma vie religieuse, sans que je m'en doutasse alors.
Israël et l'Humanité (édition et présentation par A. Pallière de l'œuvre d'Elie Benamozegh) (1914)
La doctrine noachide ouvre aux nations un chemin vers Dieu sans exiger d'elles qu'elles cessent d'être ce qu'elles sont.
Correspondance avec Elie Benamozegh (1895-1900)
Le maître me détourna du baptême juif et m'invita à demeurer parmi les fils de Noé, fidèle aux lois universelles données à l'humanité.

Lieux clés

Lyon

Ville natale de Pallière, où il vécut son expérience décisive dans une synagogue un jour de Kippour.

Livourne (Italie)

Ville du rabbin Elie Benamozegh, son maître spirituel, avec qui il correspondit longuement.

Paris

Centre de la vie intellectuelle et juive française où Pallière donna conférences et anima des mouvements de jeunesse.

Synagogue de Lyon

Lieu de la révélation spirituelle qui réorienta sa vie vers le judaïsme et la voie noahide.

Voir aussi