Le repas russe : zakouski, soupe, plat et le thé au samovar
Dans les familles cultivées de Moscou au XIXe siècle, le repas s'ordonne en plusieurs temps. On commence par les zakouski, petits hors-d'œuvre froids (poissons fumés, viandes en gelée, cornichons) posés sur la table pour accompagner les premiers verres. Vient ensuite une soupe-socle servie brûlante, puis un plat de viande ou de pâte fourrée. La journée entière, et surtout la fin du repas, gravite autour du samovar : le thé noir y infuse en concentré (zavarka) qu'on allonge d'eau bouillante, accompagné de confitures et de douceurs comme le kissel. C'est un repas de sociabilité, lent, où l'on cause autant qu'on mange.
Signature : La smetana et l'aneth
La crème aigre (smetana), grasse et acidulée, nappe presque tout : la soupe, les galettes, les viandes froides. Associée à l'aneth frais haché, elle est la signature gustative de la table russe — une fraîcheur acide qui contrebalance la richesse des plats et le froid du dehors.
Antonina Miliukova à table
1848 — 1917
4 recettes d’époque
🍋
QuotidienBortsch à la betterave et au chou
Soupe-socle (sup), le cœur chaud du repas de midi
🍋 🍄· 1 h
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🧂
FestifHolodets, viande en gelée
Zakouska froide, posée sur la table d'accueil avant le repas
🧂 🍄· 6 h + une nuit de prise
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🧂
VoyagePirojki au chou
Petit pain fourré, en-cas qu'on emporte ou qu'on offre avec le thé
🧂 🍄· 2 h (dont levée)
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🍯
BoissonKissel aux airelles
Douceur-boisson de fin de repas, prise tiède ou fraîche près du samovar
🍯 🍋· 25 min
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