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Kissel aux airelles
Pourquoi ce plat ? Le thé au samovar rythmait la vie des familles cultivées dont Antonina faisait partie ; le kissel, douceur acidulée aux baies, accompagnait traditionnellement ces longues heures de thé et de conversation.
Une compote-boisson de baies rouges, légèrement liée à la fécule, à mi-chemin entre la soupe sucrée et le sirop épais : on la boit tiède dans un verre ou on la mange à la cuiller, acidulée et brillante.
Quand le samovar chante et que la soirée s'étire, j'aime servir un kissel d'airelles, ni tout à fait boisson ni tout à fait entremets. On fait crever les baies dans l'eau sucrée, on passe le jus, puis on le lie d'un peu de fécule délayée à froid — à peine, sinon il fige comme de la colle. Buvez-le tiède dans un verre, ou laissez-le prendre et mangez-le à la cuiller ; c'est une douceur d'automne qui réchauffe quand le froid frappe aux carreaux.
- •Airelles ou canneberges — un plein bol (baies acidulées)
- •Miel ou sucre — selon le goût (douceur)
- •Fécule (de pomme de terre) — un peu (liaison)
- •Eau — ce qu'il faut (base de la boisson)
Kissel aux airelles
Une compote-boisson de baies rouges, légèrement liée à la fécule, à mi-chemin entre la soupe sucrée et le sirop épais : on la boit tiède dans un verre ou on la mange à la cuiller, acidulée et brillante.
Pourquoi ce plat ? Le thé au samovar rythmait la vie des familles cultivées dont Antonina faisait partie ; le kissel, douceur acidulée aux baies, accompagnait traditionnellement ces longues heures de thé et de conversation.
Quand le samovar chante et que la soirée s'étire, j'aime servir un kissel d'airelles, ni tout à fait boisson ni tout à fait entremets. On fait crever les baies dans l'eau sucrée, on passe le jus, puis on le lie d'un peu de fécule délayée à froid — à peine, sinon il fige comme de la colle. Buvez-le tiède dans un verre, ou laissez-le prendre et mangez-le à la cuiller ; c'est une douceur d'automne qui réchauffe quand le froid frappe aux carreaux.
Ingrédients (version d’époque)
- Airelles ou canneberges — un plein bol (baies acidulées)
- Miel ou sucre — selon le goût (douceur)
- Fécule (de pomme de terre) — un peu (liaison)
- Eau — ce qu'il faut (base de la boisson)
Ingrédients
- Airelles ou canneberges (fraîches ou surgelées) — 300 g (baies acidulées)
- Sucre — 100 g (à ajuster) (douceur)
- Fécule de pomme de terre — 2 c. à soupe (liaison brillante)
- Eau — 1 L (base de la boisson)
Préparation
- Porter l'eau, les baies et le sucre à ébullition et laisser cuire 10 minutes jusqu'à ce que les baies éclatent.
- Passer au tamis en pressant pour extraire le jus (ou laisser entier pour une texture rustique).
- Délayer la fécule dans un peu d'eau froide, puis l'incorporer au jus chaud hors du feu en remuant.
- Remettre sur feu doux juste assez pour que le kissel épaississe et nappe la cuiller, sans bouillir.
- Servir tiède en verre comme boisson, ou laisser refroidir pour une texture plus dense à manger à la cuiller.
Comment on faisait : Le kissel est l'un des plus vieux desserts slaves ; à l'origine on l'épaississait avec des fermentations d'avoine ou de seigle (d'où son nom, lié à l'acidité, kislyï). À partir du XIXe siècle, la fécule de pomme de terre, devenue courante, a donné le kissel de fruits brillant que l'on connaît. On utilisait les baies des forêts russes — airelles, canneberges, groseilles, myrtilles — abondantes et faciles à conserver.
Le twist contemporain : Servez-le en verrine sur un lit de fromage blanc battu, façon parfait, avec quelques baies fraîches et un brin de menthe.
Antonina Miliukova · Charactorium





