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Deipnon et symposion
Le repas grec ne se divise pas en entrée-plat-dessert. On prend d'abord le deipnon, le vrai repas : du pain (ou de la maza d'orge) accompagné de l'opson, ce qui se mange « avec le pain » — poisson, légumes, fromage. Puis vient le symposion, le banquet de vin coupé d'eau où l'on discute philosophie, picore des tragemata (figues, noix, fromage au miel) et boit en mesure. Chez les Cyrénaïques, l'école d'Arétê, chaque bouchée doit donner un plaisir présent et maîtrisé : ni privation triste, ni excès qui asservit.
Signature : Le silphion de Cyrène
Cyrène a bâti sa richesse sur le silphion, une plante-condiment aujourd'hui disparue, si précieuse qu'elle figurait sur les monnaies de la cité. On en tirait une résine au goût entre l'ail, le fenouil et le poireau, employée en cuisine comme en médecine. Faute de pouvoir le retrouver, on s'en approche aujourd'hui par l'ase fétide (asafoetida) — déjà utilisée dans l'Antiquité comme substitut — relevée de fenouil et de livèche.

Aretê de Cyrène à table

5 recettes d’époque