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Le service à la table de Tyr (mâdâ phénicien)
Dans les cités phéniciennes de Sidon et de Tyr — patrie d'Astarté dont Astaroth est la forme diabolisée — on ne servait pas un repas en plats successifs, mais une tablée commune et étalée : pains plats rompus à la main, coupes d'huile d'olive et de sauce de poisson fermentée, jattes de légumineuses, fruits secs et poissons salés, le tout accompagné de vin coupé. Les mets sacrés (gâteaux de miel) étaient d'abord présentés à la déesse sur l'autel avant d'être partagés. C'est une cuisine de marchands et de marins : tout doit se garder, voyager, se partager.
Signature : La sauce de poisson fermentée (précurseur du garum punique)
Les Phéniciens et leurs colonies (Carthage, Gadès) maîtrisaient l'art de saler et faire fermenter le poisson en saumure, ancêtre du garum romain. Cette saumure dorée, salée et profondément umami, parfumait presque tout : c'est la signature de la cuisine côtière du Levant antique dont Astarté/Astaroth est issue.

Astaroth à table

5 recettes d’époque