Vin de miel à la cannelle et à la grenade
Du vin rouge tiédi avec du miel, de la cannelle et du jus de grenade, servi chaud ou frais. Doux, épicé et joliment acidulé, c'est la boisson de fête — celle qu'on versait aussi en libation sur l'autel.
Du vin rouge tiédi avec du miel, de la cannelle et du jus de grenade, servi chaud ou frais. Doux, épicé et joliment acidulé, c'est la boisson de fête — celle qu'on versait aussi en libation sur l'autel.
Lève la coupe, et bois à ma vanité, car elle vaut bien la tienne. On tiédissait pour moi le vin des coteaux, on y fondait le miel et l'on y râpait cette écorce odorante que mes marchands rapportaient du bout du monde. Une larme de grenade pour piquer la langue, et l'on en versait la première gorgée sur la pierre de l'autel — pour la déesse, c'est-à-dire pour moi. Bois lentement : un prince ne se presse jamais.
- •Vin rouge — une cruche (base)
- •Miel — au goût (douceur)
- •Cannelle (cassia) — un bâton (épice de luxe, signature)
- •Jus de grenade — une coupe (acidité et couleur)
- •Eau — pour couper le vin (allègement (usage antique))
Vin de miel à la cannelle et à la grenade
Du vin rouge tiédi avec du miel, de la cannelle et du jus de grenade, servi chaud ou frais. Doux, épicé et joliment acidulé, c'est la boisson de fête — celle qu'on versait aussi en libation sur l'autel.
Pourquoi ce plat ? Le vin et les libations étaient au cœur des cultes d'Astarté ; et la cannelle (cassia), épice de luxe, transitait précisément par les marchands phéniciens. Une coupe de vin miellé, parfumé à la cannelle et acidulé de grenade, évoque le faste sensuel de la déesse devenue, sous la plume médiévale, le vaniteux Astaroth.
Lève la coupe, et bois à ma vanité, car elle vaut bien la tienne. On tiédissait pour moi le vin des coteaux, on y fondait le miel et l'on y râpait cette écorce odorante que mes marchands rapportaient du bout du monde. Une larme de grenade pour piquer la langue, et l'on en versait la première gorgée sur la pierre de l'autel — pour la déesse, c'est-à-dire pour moi. Bois lentement : un prince ne se presse jamais.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge — une cruche (base)
- Miel — au goût (douceur)
- Cannelle (cassia) — un bâton (épice de luxe, signature)
- Jus de grenade — une coupe (acidité et couleur)
- Eau — pour couper le vin (allègement (usage antique))
Ingrédients
- Vin rouge — 500 ml (base)
- Miel — 3 c. à soupe (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice signature)
- Jus de grenade — 150 ml (acidité et couleur)
- Graines de grenade — 1 poignée (décor et fraîcheur)
Préparation
- Verser le vin, le miel, le jus de grenade et le bâton de cannelle dans une casserole.
- Chauffer doucement sans faire bouillir, en remuant pour dissoudre le miel ; laisser infuser 10 min à frémissement léger.
- Goûter et ajuster le miel selon l'acidité de la grenade.
- Servir tiède en coupes, ou laisser refroidir et servir frais l'été.
- Parsemer chaque coupe de quelques graines de grenade.
Comment on faisait : Dans l'Antiquité levantine et tout autour de la Méditerranée, on aromatisait couramment le vin (miel, épices, résine, eau de mer) et on le buvait coupé d'eau — boire le vin pur passait pour une marque de démesure. La cannelle et la cassia, importées par les routes phéniciennes, comptaient parmi les épices les plus précieuses, et la grenade, fruit emblématique d'Astarté, ornait jusqu'aux colonnes de ses temples.
Le twist contemporain : Version sans alcool pour la table familiale : remplacez le vin par du jus de raisin rouge et un trait de vinaigre de grenade — même robe pourpre, même parfum d'épices, baptisé « Coupe de la Reine du Ciel ».
Astaroth · Charactorium


