Retour à Bâbur
Dastarkhan timouride
Le dastarkhan (nappe étendue au sol) est le cœur du repas centrasiatique. On dispose d'abord le nan (pain), les fruits secs et le sharbat (boisson), puis viennent la shorba (soupe), l'osh (pilaf) ou les viandes grillées, et enfin les shirinlik (douceurs). Tout est partagé, servi dans des plats communs. À la cour timouride de Bâbur, ce rituel oscillait entre la frugalité du campement militaire et la profusion des banquets royaux de Kaboul ou Agra.
Signature : Graisse de queue de mouton (dumba)
La dumba, graisse de la queue adipeuse du mouton à grosse queue d'Asie centrale, est le corps gras fondamental de la cuisine timouride. Elle parfume le pilaf, enrobe les samsa, enrichit les soupes. Son goût rond et légèrement sucré est irremplaçable dans l'osh — Bâbur, élevé dans la vallée de Ferghana, n'aurait jamais conçu un pilaf sans elle.

Bâbur à table

1483 — 1530

5 recettes d’époque