La carte de Bâbur
osh (pilaf — plat central du dastarkhan)

Osh de Kaboul (pilaf royal aux coings et carottes)

FestifReconstitution🧂 🍯moyen1h30

Un pilaf somptueux où le riz basmati est cuit dans un bouillon d'agneau parfumé au cumin, enrichi de graisse de queue de mouton, puis garni de carottes dorées, de coings fondants et de raisins secs. Chaque grain est séparé, lustré et parfumé.

osh (pilaf — plat central du dastarkhan)

Un pilaf somptueux où le riz basmati est cuit dans un bouillon d'agneau parfumé au cumin, enrichi de graisse de queue de mouton, puis garni de carottes dorées, de coings fondants et de raisins secs. Chaque grain est séparé, lustré et parfumé.

Sache qu'un prince de Ferghana juge un cuisinier à son osh, et rien d'autre. Quand j'ai pris Kaboul et que la neige couvrait l'Hindou Kouch, mes hommes avaient le ventre creux et le cœur las — un bon pilaf aux coings de la vallée, avec la dumba bien fondue et le riz doré par le cumin, voilà ce qui leur a rendu la fierté. Le secret, c'est le zirvak : tu fais revenir la viande et les carottes dans la graisse jusqu'à ce que tout soit caramélisé, puis tu poses le riz par-dessus sans jamais le remuer. Si tu remues, tu perds tout. Mon cuisinier de Kaboul savait cela, et c'est pourquoi je l'ai gardé jusqu'en Inde.
Bâbur
Ingrédients
  • Riz à grain longune grande mesure (environ 4 poignées) (base du pilaf)
  • Épaule d'agneauun bon morceau avec os (viande et bouillon)
  • Graisse de queue de mouton (dumba)un poing (corps gras principal)
  • Carottes jaunes et orangesautant que le riz (garniture sucrée)
  • Coingsdeux fruits (garniture fruitée)
  • Raisins secsune poignée (douceur)
  • Oignondeux gros (fond du zirvak)
  • Cumin en grainsune cuillerée (épice principale)
  • Selà volonté (assaisonnement)
Comment on faisait : Le pilaf centrasiatique se cuisait dans un kazan (chaudron en fonte) sur un feu de bois ou de bouse séchée. La dumba (graisse de queue de mouton) était le gras exclusif. Chaque région de la vallée de Ferghana avait sa variante ; Bâbur, originaire d'Andijan, aurait connu un osh aux carottes jaunes typiques de la région. Le coing, fruit persan prisé dans la cuisine timouride, était ajouté lors des banquets.
Sources : Baburnama (Mémoires de Bâbur), traduction A.S. Beveridge, 1922 — passages sur les festins et les fruits d'Asie centrale · Zubaida, Sami & Tapper, Richard, A Taste of Thyme: Culinary Cultures of the Middle East, I.B. Tauris, 2000

Voir aussi