Les mets du réfectoire et du banquet médiéval
Au Moyen Âge, on ne sert pas « entrée-plat-dessert » mais une succession de services. Dans le calme du réfectoire monastique — là où les moines enluminaient les bestiaires qui me dépeignent —, on prend le potage commun, simple et maigre. À la table seigneuriale, on déploie au contraire plusieurs services chargés de viandes rôties et d'entremets spectaculaires, ces plats-illusions destinés à étonner, dont je suis l'un des modèles favoris. Entre les deux règnent les remèdes et les électuaires de l'apothicaire, et les vins épicés que l'on boit pour clore le repas et « sceller l'estomac ».
Signature : La rue (Ruta graveolens)
L'herbe amère par excellence des jardins médiévaux. Les bestiaires affirment que la belette se frotte de rue avant de m'affronter, et que seule cette plante survit à mon venin. Antidote, condiment et amulette : aucune herbe ne m'est plus intimement liée. Son amertume verte et camphrée signe ici plusieurs plats.
Basilic à table
4 recettes d’époque
🧂
QuotidienPotage maigre des scriptoria à la rue
Le potage commun du réfectoire (service maigre monastique)
🧂 ☕· 1 h 20
Voir la recette
🧂
FestifCocatrix (cockentrice), l'entremets-illusion du banquet
Entremets de rôt (service spectaculaire de la table seigneuriale)
🧂 🍄 🌶️· 2 h 30
Voir la recette
☕
RemèdeÉlectuaire de rue au miel et aux figues (l'antidote)
Électuaire d'apothicaire (remède à prendre à la cuiller)
☕ 🍯· 20 min (+ repos)
Voir la recette
🌶️
BoissonHypocras au gingembre et graine de paradis
Vin de clôture (le « boute-hors » de fin de banquet)
🌶️ 🍯· 15 min (+ 2 h d'infusion)
Voir la recette