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Hypocras au gingembre et graine de paradis
Pourquoi ce plat ? Le banquet médiéval qui me met en scène se ferme toujours par l'hypocras, ce vin épicé que l'on boit pour « sceller l'estomac » après les viandes dorées. Là où l'on a porté la cocatrix à mon image, on verse ensuite ce vin chaud d'épices — la dernière coupe de la fête.
Un vin rouge parfumé de gingembre, cannelle, graine de paradis et clou de girofle, adouci au miel ou au sucre, filtré jusqu'à devenir limpide et brillant. Servi tiède ou frais en fin de repas, épicé et réconfortant.
La fête s'achève, le monstre doré n'est plus que carcasse, et l'on verse l'hypocras. Goûte ce vin où chante la graine de paradis : on le passe et repasse au chausse d'Hippocrate jusqu'à le rendre clair comme un œil sans paupière. Bois-en une coupe pour sceller ton estomac et ta vaillance — car tu as soupé à la table du roi des serpents, et tu en es ressorti vivant.
- •Vin rouge — un pichet (base)
- •Miel ou sucre — à goût (douceur)
- •Gingembre, cannelle, graine de paradis, girofle — une bonne pincée de chaque (épices signature)
- •Une pointe de muscade et de poivre long — très peu (chaleur)
Hypocras au gingembre et graine de paradis
Un vin rouge parfumé de gingembre, cannelle, graine de paradis et clou de girofle, adouci au miel ou au sucre, filtré jusqu'à devenir limpide et brillant. Servi tiède ou frais en fin de repas, épicé et réconfortant.
Pourquoi ce plat ? Le banquet médiéval qui me met en scène se ferme toujours par l'hypocras, ce vin épicé que l'on boit pour « sceller l'estomac » après les viandes dorées. Là où l'on a porté la cocatrix à mon image, on verse ensuite ce vin chaud d'épices — la dernière coupe de la fête.
La fête s'achève, le monstre doré n'est plus que carcasse, et l'on verse l'hypocras. Goûte ce vin où chante la graine de paradis : on le passe et repasse au chausse d'Hippocrate jusqu'à le rendre clair comme un œil sans paupière. Bois-en une coupe pour sceller ton estomac et ta vaillance — car tu as soupé à la table du roi des serpents, et tu en es ressorti vivant.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge — un pichet (base)
- Miel ou sucre — à goût (douceur)
- Gingembre, cannelle, graine de paradis, girofle — une bonne pincée de chaque (épices signature)
- Une pointe de muscade et de poivre long — très peu (chaleur)
Ingrédients
- Vin rouge corsé — 75 cl (base)
- Miel (ou sucre) — 60 à 80 g (douceur)
- Gingembre frais râpé — 1 c. à café (épice)
- Cannelle — 1 bâton (épice)
- Graine de paradis (ou cardamome) + 2 clous de girofle — 1/2 c. à café + 2 (signature)
- Muscade râpée — 1 pointe de couteau (chaleur)
Préparation
- Faire tiédir doucement le vin avec le miel, sans le faire bouillir.
- Ajouter toutes les épices et laisser infuser hors du feu 1 à 2 h (plus c'est long, plus c'est parfumé).
- Filtrer soigneusement à travers un linge fin (l'équivalent du « chausse d'Hippocrate ») jusqu'à obtenir un vin limpide.
- Servir tiède l'hiver, ou rafraîchi l'été, dans de petites coupes — c'est un vin de clôture, à boire en petite quantité.
Comment on faisait : L'hypocras (du nom d'Hippocrate, car on le filtrait dans un sac conique dit « manche d'Hippocrate ») est l'une des boissons médiévales les mieux documentées. Le Ménagier de Paris et Le Viandier en donnent des recettes précises, à base de vin, de sucre ou de miel et d'un mélange d'épices nobles — gingembre, cannelle, graine de paradis, girofle. On le servait au « boute-hors », tout à la fin du repas.
Le twist contemporain : Servi glacé sur un grand glaçon avec un zeste, l'hypocras devient un « médiéval sour » de fin de dîner — même épices, esprit cocktail.
Sources : Le Ménagier de Paris (c. 1393) · Taillevent, Le Viandier (XIVᵉ siècle) · Le Vivendier (c. 1450)
Basilic · Charactorium





