La carte de Basilic
Électuaire d'apothicaire (remède à prendre à la cuiller)

Électuaire de rue au miel et aux figues (l'antidote)

RemèdeReconstitution☕ 🍯facile20 min (+ repos)

Une pâte épaisse et collante, à mi-chemin entre la confiserie et le médicament : figues, noix, sel et rue pilés dans du miel. On en prend une cuillerée le matin. Doux d'abord, puis l'amertume verte de la rue remonte — la signature du contrepoison.

Électuaire d'apothicaire (remède à prendre à la cuiller)

Une pâte épaisse et collante, à mi-chemin entre la confiserie et le médicament : figues, noix, sel et rue pilés dans du miel. On en prend une cuillerée le matin. Doux d'abord, puis l'amertume verte de la rue remonte — la signature du contrepoison.

Ah, tu crois te défendre de moi ? Les hommes savants pilent la figue, la noix et la rue dans le miel, et avalent cette pâte au matin en murmurant le nom de Mithridate. C'est doux sur la langue, puis l'amer te saisit — c'est ainsi qu'on reconnaît un vrai contrepoison. Prends-en une cuillerée si cela te rassure. Moi, je sais ce que vaut une herbe contre un roi.
Basilic
Ingrédients
  • Figues sèchesune vingtaine (base douce, liant)
  • Cerneaux de noixune poignée (corps, amertume noble)
  • Feuilles de ruequelques-unes (signature, vertu antidote)
  • Selune pincée (réveil des saveurs)
  • Mielà lier (conservation et douceur)
Comment on faisait : Pline l'Ancien rapporte un antidote dit « de Mithridate » mêlant deux noix, deux figues, vingt feuilles de rue et un grain de sel, pilés ensemble : pris à jeun, il était censé prémunir contre les poisons. La pharmacopée médiévale, héritière de Pline et de Dioscoride, a perpétué la rue comme grande herbe protectrice — d'où son lien constant avec le basilic dans les bestiaires.
Sources : Pline l'Ancien, Histoire naturelle, livre XXIII (antidote de Mithridate) · Dioscoride, De materia medica (la rue) · Isidore de Séville, Etymologiae, livre XII (le basilic)