Retour à Béatrice de Nazareth
Le réfectoire cistercien
Chez les moniales de Nazareth, on ne mange pas un « plat » mais une portion réglée par la coutume. Au cœur du repas, la pitance : un légume cuit du potager, accompagné du pain quotidien (souvent de seigle) et d'un peu de boisson. Les jours de fête, l'abbesse fait servir un « général », portion supplémentaire — un mets de poisson, des fruits au miel. Tout se prend en silence, pendant qu'une sœur lit à voix haute depuis la chaire. L'infirmerie, elle, a ses propres règles : aux malades on accorde ce que la table commune refuse.
Signature : L'herbularius, le jardin de simples du cloître
La cuisine de Béatrice n'a ni épices coûteuses ni viande : son trésor, c'est le carré d'herbes du cloître. Hysope, sauge, livèche, persil et achillée y poussent entre les murs. Ce sont elles qui parfument les potages, amertument la cervoise et soignent à l'infirmerie. Une même main cueille pour la marmite et pour le remède.

Béatrice de Nazareth à table

1200 — 1268

5 recettes d’époque