Bernadette Soubirous est une jeune meunière française qui déclara avoir eu dix-huit apparitions de la Vierge Marie à la grotte de Massabielle, à Lourdes, en 1858. Devenue religieuse chez les Sœurs de la Charité de Nevers, elle fut canonisée en 1933.
Bernadette Soubirous(1844 — 1879)
Bernadette Soubirous
France
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« Je suis chargée de vous le dire, non de vous le faire croire.»
Faits marquants
- Naît le 7 janvier 1844 à Lourdes dans une famille pauvre de meuniers
- Déclare avoir vu la Vierge Marie lors de 18 apparitions à la grotte de Massabielle entre le 11 février et le 16 juillet 1858
- Rapporte la phrase « Que soy era Immaculada Councepciou » (« Je suis l'Immaculée Conception ») le 25 mars 1858
- Entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers en 1866 et y meurt le 16 avril 1879
- Béatifiée en 1925 puis canonisée par Pie XI le 8 décembre 1933
Œuvres & réalisations
Le témoignage constant et précis de Bernadette devant les autorités civiles et religieuses est à l'origine de l'enquête qui aboutira à la reconnaissance des apparitions.
En creusant le sol sur l'indication de l'apparition, Bernadette met au jour la source à laquelle on attribuera des guérisons, point de départ du pèlerinage.
La transmission de cette parole, en lien avec le dogme proclamé en 1854, joue un rôle décisif dans la crédibilité accordée aux apparitions par l'Église.
Comme sœur infirmière et sacristine, Bernadette offre un modèle d'humilité et de service qui sera mis en avant lors de sa béatification.
Né de son témoignage, le sanctuaire devient l'un des plus grands lieux de pèlerinage catholique au monde, accueillant des millions de visiteurs chaque année.
Anecdotes
Le 11 février 1858, Bernadette, âgée de 14 ans, ramasse du bois mort avec sa sœur et une amie près de la grotte de Massabielle quand elle dit voir pour la première fois une « dame » vêtue de blanc. Asthmatique et illettrée, elle ne parle alors que le patois bigourdan et ne connaît pas le français.
Lors d'une apparition, Bernadette dit avoir reçu l'ordre de creuser la terre : une source jaillit alors à l'endroit, source à laquelle on attribuera bientôt des guérisons. Cette source de Lourdes attire aujourd'hui encore des millions de pèlerins chaque année.
Le 25 mars 1858, interrogée sur l'identité de la dame, Bernadette rapporte qu'elle a répondu en patois « Que soy era Immaculada Councepciou » (« Je suis l'Immaculée Conception »). Bernadette, ignorant le sens de cette expression théologique récente (dogme proclamé en 1854), la répète sans la comprendre, ce qui frappe les autorités religieuses.
Fuyant la célébrité et la curiosité du public, Bernadette entre en 1866 chez les Sœurs de la Charité de Nevers, où elle prend le nom de sœur Marie-Bernard. Elle y vit humblement comme infirmière et sacristine, répétant : « Je servirai à faire des reliques » et « Plus on est misérable, plus on a droit à la miséricorde ».
De santé fragile toute sa vie, Bernadette meurt de la tuberculose en 1879 à 35 ans. Lors de l'exhumation de son corps en 1909, puis en 1919 et 1925, les religieuses décrivent un corps remarquablement conservé ; il est aujourd'hui exposé dans une châsse à Nevers.
Sources primaires
Le commissaire de police Jacomet interroge fermement Bernadette dès les premières apparitions pour la prendre en défaut, mais elle maintient son récit sans variation.
« Que soy era Immaculada Councepciou » — « Je suis l'Immaculée Conception », parole rapportée par Bernadette en patois bigourdan.
Au terme de l'enquête canonique, l'évêque reconnaît officiellement que « la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, a réellement apparu à Bernadette Soubirous ».
Les sœurs de Nevers décrivent l'humilité et la patience de sœur Marie-Bernard durant ses années de maladie au couvent Saint-Gildard.
Lieux clés
Ville des Hautes-Pyrénées où naît Bernadette dans une famille de meuniers ; sa famille connaît la misère et habite un temps le « cachot », ancienne prison désaffectée.
Lieu des dix-huit apparitions de 1858, au bord du gave de Pau ; devenu le cœur du sanctuaire de Lourdes et l'un des plus grands lieux de pèlerinage du monde.
Bernadette y est scolarisée et soignée pour son asthme ; elle y apprend à lire et à écrire le français avant d'entrer en religion.
Maison mère des Sœurs de la Charité de Nevers où Bernadette vit de 1866 à sa mort comme sœur Marie-Bernard ; son corps y est aujourd'hui conservé dans une châsse.
Objets typiques

Bernadette tenait un chapelet entre ses mains pendant les apparitions et l'égrenait en récitant le Rosaire. Il devient l'objet le plus associé à son image.

Vêtement traditionnel des femmes bigourdanes, cette grande cape à capuche que portait Bernadette est devenue un signe distinctif de son humble condition paysanne.

Bernadette tenait un cierge allumé lors de certaines apparitions, geste reproduit depuis par les pèlerins lors des processions aux flambeaux de Lourdes.

L'eau jaillie de la source que Bernadette dit avoir découverte en creusant le sol est recueillie par les pèlerins, qui lui prêtent des vertus de guérison.

En entrant au couvent, Bernadette revêt l'habit noir et la cornette des Sœurs de la Charité, abandonnant ses vêtements de paysanne.

Comme les enfants pauvres de son époque, Bernadette portait des sabots de bois, parfois même pieds nus dans le froid lors de ses visites à la grotte.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Enfant pauvre de Lourdes, Bernadette se levait tôt pour aider aux tâches du foyer et garder les brebis. Asthmatique, elle peinait souvent à respirer dans le froid humide des Pyrénées.
Après-midi
Elle ramassait du bois mort, allait chercher de l'eau et apprenait peu à peu le catéchisme et la lecture chez les Sœurs. Au couvent de Nevers, ses après-midi étaient consacrés aux soins des malades et à l'entretien de la chapelle.
Soir
Le soir, en famille, on récitait le chapelet à la lumière d'une chandelle dans la pièce unique du « cachot ». Religieuse, Bernadette se retirait pour la prière et le repos, sa santé déclinant peu à peu.
Alimentation
La famille Soubirous, très pauvre, se nourrissait surtout de pain, parfois rassis, de soupe et de bouillie de maïs (millas). La viande était rare et les périodes de disette fréquentes.
Vêtements
Petite paysanne bigourdane, Bernadette portait une robe simple, un fichu, le capulet de laine blanche et des sabots de bois. Au couvent, elle revêtit l'habit noir et la cornette des Sœurs de la Charité.
Habitat
Sa famille habita d'abord le moulin de Boly, puis, ruinée, une pièce humide et insalubre appelée « le cachot », ancienne geôle. À Nevers, elle vécut dans les bâtiments sobres du couvent Saint-Gildard.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Le récit des apparitions de Lourdes
1858
La découverte de la source de Massabielle
25 février 1858
La formule « Je suis l'Immaculée Conception »
25 mars 1858
Sa vie religieuse à Nevers
1866-1879
Le sanctuaire de Lourdes
à partir de 1862






