Fondateur iranien de la foi bahá'íe, religion monothéiste prônant l'unité de l'humanité et des religions. Se proclamant messager de Dieu en 1863, il passa la majeure partie de sa vie en exil et en captivité dans l'Empire ottoman.
Bahaullah(1817 — 1892)
Mirza Husayn Ali Nuri
Perse qadjare
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« La Terre n'est qu'un seul pays, et tous les hommes en sont les citoyens.»
Faits marquants
- Né en 1817 à Téhéran (Perse) dans une famille de notables
- Devient disciple du Báb, fondateur du babisme, dans les années 1840
- Proclame sa mission de messager divin en 1863 à Bagdad, fondant la foi bahá'íe
- Passe la fin de sa vie en exil et emprisonné à Acre (Palestine ottomane)
- Meurt en 1892 à Bahji, près d'Acre, laissant une abondante œuvre écrite
Œuvres & réalisations
Recueil de courts aphorismes éthiques et spirituels, considéré comme un joyau de la littérature bahá'íe sur la morale du cœur.
Principal ouvrage doctrinal expliquant l'unité des religions et la nature des messagers divins.
Proclamation fondatrice de sa mission de messager de Dieu, origine de la fête bahá'íe la plus importante.
Série de lettres adressées aux souverains du monde les appelant à la justice, au désarmement et à la paix.
Livre des lois et des institutions de la foi bahá'íe, texte central de la religion.
Une de ses dernières œuvres, résumant ses enseignements et citant ses écrits antérieurs.
Traités mystiques décrivant le cheminement de l'âme vers Dieu, dans la tradition soufie persane.
Anecdotes
En 1852, Bahá'u'lláh est jeté dans une fosse souterraine de Téhéran appelée le « Síyáh-Chál » (le Trou noir), une ancienne citerne sans lumière où il porte de lourdes chaînes pendant quatre mois. C'est là, selon les bahá'ís, qu'il reçoit la première intuition de sa mission divine.
Issu d'une famille noble de la cour qajare, Bahá'u'lláh aurait pu devenir ministre comme son père. Il refusa les postes officiels qu'on lui proposait, préférant aider les pauvres au point d'être surnommé « le Père des déshérités » dans sa région natale.
En 1863, dans un jardin près de Bagdad qu'il nomma le « Jardin de Riḍván », Bahá'u'lláh annonça à ses compagnons qu'il était le messager promis par le Báb. Les bahá'ís commémorent encore aujourd'hui ces douze jours comme leur fête la plus joyeuse.
Pendant son exil, Bahá'u'lláh écrivit des lettres aux grands souverains de son époque — dont Napoléon III, la reine Victoria et le sultan ottoman — les appelant à la justice et à la paix mondiale. Beaucoup les ignorèrent.
Bien que prisonnier officiel de l'Empire ottoman à Saint-Jean-d'Acre, Bahá'u'lláh fut peu à peu si respecté que les autorités locales relâchèrent leur surveillance et lui permirent de vivre ses dernières années dans un manoir hors les murs, à Bahjí.
Sources primaires
Ô peuples de la terre ! Sachez en vérité que mon commandement est de purifier le monde de la souillure de la discorde et de l'inimitié des cœurs.
Nul homme n'atteindra les rivages de l'océan de la véritable compréhension s'il n'est détaché de tout ce qui est au ciel et sur la terre.
Ô Fils de l'Esprit ! Mon premier conseil est ceci : possède un cœur pur, bon et radieux, afin que tienne soit une souveraineté ancienne, impérissable et éternelle.
Ô rois de la terre ! Celui qui est le Souverain suprême est venu. Réconciliez-vous, et réduisez vos armements, afin que le fardeau de vos dépenses soit allégé.
Lieux clés
Ville natale de Bahá'u'lláh et lieu de son emprisonnement dans la fosse du Síyáh-Chál en 1852.
Premier lieu d'exil où, en 1863, il fit la déclaration de Riḍván proclamant sa mission divine.
Capitale de l'Empire ottoman où il fut transféré en 1863 avant un nouvel exil plus lointain.
Ville-prison de la Palestine ottomane où il fut détenu à partir de 1868 comme prisonnier d'État.
Demeure près d'Akká où Bahá'u'lláh passa ses dernières années et mourut en 1892 ; son tombeau y est aujourd'hui un lieu saint bahá'í.
Région où il vécut deux ans en retraite ascétique solitaire vers 1854-1856, avant de revenir à Bagdad.
Objets typiques

Plume taillée dans un roseau, utilisée pour rédiger les milliers de tablettes et de versets qu'il dicta ou écrivit. L'écriture occupa une place centrale dans sa mission.

Lourdes chaînes de fer portées durant les quatre mois d'emprisonnement à Téhéran en 1852. Elles devinrent un symbole de souffrance et de fidélité dans la mémoire bahá'íe.

Lettres et écrits adressés à des souverains, des croyants ou des communautés entières. Elles forment le corpus fondateur des enseignements bahá'ís.

Haut bonnet de feutre porté par Bahá'u'lláh, distinctif des dignitaires spirituels de l'époque. Il marquait son rang religieux durant ses années d'exil.

Long manteau traditionnel persan et proche-oriental porté par-dessus la robe. Vêtement quotidien des hommes lettrés et religieux de son temps.

Ustensiles servant à préparer le thé, boisson centrale de l'hospitalité persane et ottomane. Bahá'u'lláh recevait souvent visiteurs et croyants autour du thé.
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Vie quotidienne
Matin
Durant ses exils, Bahá'u'lláh consacrait souvent ses matinées à la prière et à la méditation. Il dictait ensuite à ses secrétaires les tablettes et révélations qui formaient le cœur de son enseignement.
Après-midi
L'après-midi était rythmé par la rédaction de lettres et la réception de croyants ou de visiteurs. Même prisonnier, il recevait ceux qui venaient parfois de très loin pour le rencontrer.
Soir
Le soir, autour du thé, il s'entretenait avec ses compagnons et sa famille de questions spirituelles et morales. Ces réunions nourrissaient la communauté de ses disciples en exil.
Alimentation
Son alimentation suivait les habitudes persanes et proche-orientales : riz, pain, fromage, fruits secs et thé. La frugalité marquait son mode de vie, surtout durant les années de captivité.
Vêtements
Il portait les vêtements des dignitaires spirituels persans : longue robe, manteau ample (‘abá) et haut couvre-chef de feutre (tâj). Sa tenue reflétait son rang religieux respecté.
Habitat
Selon les époques, il vécut dans des maisons d'exil à Bagdad et Constantinople, dans la cellule-prison d'Akká, puis dans les manoirs de Mazra'ih et de Bahjí. Le confort variait grandement au fil de ses bannissements.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Les Paroles cachées
1858
Kitáb-i-Íqán (Le Livre de la certitude)
1862
Déclaration de Riḍván
1863
Tablette aux Rois (Súriy-i-Mulúk)
vers 1867
Kitáb-i-Aqdas (Le Livre le plus saint)
vers 1873
Épître au Fils du Loup
1891
Les Sept Vallées et les Quatre Vallées
vers 1860
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Voir aussi
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