Blücher

Blücher

6 min de lecture

MilitairePolitiqueChef militaireXIXe siècleEurope des guerres napoléoniennes, début du XIXe siècle, marquée par la lutte des coalitions contre la France impériale.

Maréchal prussien, figure majeure des guerres napoléoniennes. Surnommé « Marschall Vorwärts » (le maréchal En-avant), il joua un rôle décisif dans la défaite de Napoléon à Waterloo en 1815 en ralliant ses troupes pour appuyer les Britanniques de Wellington.

Questions fréquentes

Gebhard Leberecht von Blücher (1742-1819) est un maréchal prussien devenu légendaire pendant les guerres napoléoniennes. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il incarne l'esprit offensif de la Prusse en lutte contre Napoléon. Surnommé Marschall Vorwärts par ses soldats pour son cri de ralliement « En avant ! », il commanda l'armée de Silésie en 1813 et joua un rôle décisif à Leipzig (1813) puis à Waterloo (1815). Moins un tacticien qu'un meneur d'hommes, il savait galvaniser ses troupes par son courage personnel, même à 72 ans.

Faits marquants

  • Né en 1742 à Rostock, mort en 1819 ; entre dans l'armée prussienne et devient maréchal.
  • Participe à la bataille de Leipzig (« bataille des Nations ») en 1813 contre Napoléon.
  • Commande l'armée prussienne lors de la campagne de France en 1814.
  • Arrive en renfort décisif à Waterloo le 18 juin 1815, scellant la défaite de Napoléon.
  • Élevé au rang de prince de Wahlstatt en 1814 pour ses services.

Œuvres & réalisations

Défense de Lübeck (1806)

Après l'effondrement d'Iéna, Blücher mène une retraite combative jusqu'à Lübeck avant de capituler, faute de munitions, gagnant une réputation de chef qui ne renonce jamais.

Commandement de l'armée de Silésie (1813)

À la tête de cette armée, Blücher remporte la victoire de la Katzbach contre les Français, redonnant confiance aux coalisés.

Bataille de Leipzig (bataille des Nations) (1813)

Blücher contribue de façon décisive à la plus grande défaite de Napoléon sur le sol allemand, chassant les Français au-delà du Rhin.

Campagne de France (1814)

Malgré plusieurs revers face à Napoléon, Blücher maintient la pression et participe à la marche victorieuse des Alliés sur Paris.

Bataille de Waterloo (1815)

Sa décision de marcher vers Wellington malgré la défaite de Ligny et la fatigue de ses troupes assure la victoire alliée et la chute définitive de Napoléon.

Anecdotes

Surnommé « Marschall Vorwärts » (« le maréchal En-avant ») par ses propres soldats, Blücher gagna ce sobriquet par son ardeur à toujours attaquer. Pendant la campagne de 1813-1814, son cri de ralliement était précisément « En avant ! », même quand la prudence aurait commandé d'attendre.

À la bataille de Ligny, deux jours avant Waterloo, son cheval fut tué sous lui et le vieux maréchal, âgé de 72 ans, resta coincé sous l'animal, piétiné par la cavalerie qui passait dans les deux sens. Ses aides le dégagèrent à demi-conscient ; il se fit frictionner à l'alcool et reprit le commandement le lendemain.

Blücher détestait farouchement Napoléon et la France impériale ; après l'entrée des Alliés à Paris en 1814, il aurait voulu faire sauter le pont d'Iéna, dont le nom célébrait la défaite prussienne de 1806. L'intervention de Wellington et du roi de France empêcha la démolition.

Sa marche-éclair vers le champ de Waterloo, le 18 juin 1815, malgré des chemins détrempés par la pluie, scella la défaite de Napoléon : l'arrivée des Prussiens sur le flanc droit français transforma une bataille indécise en déroute.

Homme rude, joueur et fumeur invétéré, Blücher souffrait parfois de crises de mélancolie spectaculaires : il aurait un temps été persuadé d'être enceint d'un éléphant. Cela ne l'empêcha jamais de redevenir, sur le champ de bataille, le plus combatif des chefs prussiens.

Sources primaires

Lettre de Blücher à Wellington avant Waterloo (17-18 juin 1815)
Blücher fit assurer Wellington qu'il viendrait à son secours avec toute son armée, et que rien ne l'en empêcherait.
Dépêche de Wellington (Waterloo Despatch) (19 juin 1815)
Je ne dois pas omettre de mentionner, dans les termes les plus chaleureux, l'aide que j'ai reçue du général Blücher et de l'armée prussienne.
Mémoires de Carl von Müffling, officier de liaison entre Blücher et Wellington (1815 (publié plus tard))
Le vieux maréchal, à peine remis de sa chute de Ligny, insistait pour marcher vers Wellington, répétant qu'il avait donné sa parole.

Lieux clés

Rostock

Ville portuaire du Mecklembourg, dans le nord de l'Allemagne, où Blücher naquit en 1742.

Leipzig

Théâtre de la « bataille des Nations » en octobre 1813, la plus grande bataille des guerres napoléoniennes, où Blücher commanda l'armée de Silésie.

Ligny

Village belge où Blücher fut battu et blessé le 16 juin 1815, deux jours avant Waterloo, mais parvint à sauver son armée.

Waterloo

Champ de bataille au sud de Bruxelles où l'arrivée des Prussiens de Blücher, le 18 juin 1815, décida de la défaite finale de Napoléon.

Krieblowitz (Krobielowice)

Domaine de Silésie offert à Blücher en récompense, où il mourut en 1819. Le village se trouve aujourd'hui en Pologne.

Voir aussi