Stol russe : zakouski, soupe-socle et douceurs au miel
Le repas russe du début du XVIIIe siècle ne se divise pas en entrée-plat-dessert mais s'ouvre sur les zakouski (petites bouchées salées, marinées et fumées prises debout, souvent avec une eau-de-vie), se poursuit par une soupe-socle brûlante (shchi ou oukha) qui structure tout le repas, puis des pièces rôties ou en croûte ; les douceurs sont au miel et les boissons fermentées (kvas, hydromel) ou chaudes et épicées circulent du début à la fin. À la cour de Pierre le Grand, ce socle paysan se pare de mets raffinés venus d'Europe occidentale.
Signature : La fermentation lactique et le miel
Le cœur de cette cuisine est l'aigre maîtrisé : choucroute, champignons salés, kvas et pain de seigle au levain — une nécessité du long hiver devenue goût national. Le miel, faute de sucre de canne rare et coûteux, sucre et parfume tout, des douceurs aux boissons chaudes.
Catherine Ire à table
4 recettes d’époque
🧂
QuotidienShchi aigre à la choucroute
Soupe-socle (le plat qui tient tout le repas)
🧂 🍄 🫙· 2 h 45
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🧂
FestifKoulibiac de poisson de la cour
Pièce festive en croûte (table des grands jours)
🧂 🍄· 1 h 30
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🍯
BoissonSbiten au miel et aux épices
Boisson chaude de circulation (avant l'ère du thé)
🍯 🌶️· 30 min
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🍋
ConservationChampignons salés des forêts du Nord
Zakouski de réserve (bouchée de garde-manger)
🍋 🫙 🍄· 30 min + 5 à 7 jours de fermentation
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