Sbiten au miel et aux épices
Une infusion brûlante de miel et d'épices — gingembre, clou de girofle, cannelle — réchauffante et parfumée. Boisson de réconfort qu'on tenait aussi pour bonne contre le froid et les refroidissements.
Une infusion brûlante de miel et d'épices — gingembre, clou de girofle, cannelle — réchauffante et parfumée. Boisson de réconfort qu'on tenait aussi pour bonne contre le froid et les refroidissements.
Quand la Néva charrie ses glaces et que le vent te transperce, ce n'est ni l'or ni les fourrures qui te sauvent, mais un gobelet de sbiten fumant tenu à deux mains. J'en ai bu sous la tente, aux côtés des soldats, quand nous suivions les armées : le miel fond, les épices mordent, et tout le corps se ranime. Fais-le bouillir doucement, ne lésine point sur le gingembre, et bois-le si chaud qu'il te brûle presque les lèvres — c'est ainsi qu'il guérit le froid.
- •Miel — une bonne louche (base sucrée)
- •Eau — un pot (infusion)
- •Gingembre — un morceau (chaleur)
- •Clou de girofle, cannelle, cardamome — quelques-uns (épices)
- •Feuilles de menthe et de sauge — une poignée (parfum herbacé)
- •Grains de poivre, laurier — quelques-uns (relevé)
Sbiten au miel et aux épices
Une infusion brûlante de miel et d'épices — gingembre, clou de girofle, cannelle — réchauffante et parfumée. Boisson de réconfort qu'on tenait aussi pour bonne contre le froid et les refroidissements.
Pourquoi ce plat ? Avant que le thé ne s'impose, le sbiten était LA boisson chaude russe, vendue dans la rue et servie à la cour pour affronter les hivers de Saint-Pétersbourg. Sa chaleur épicée réconfortait aussi bien les soldats de Pierre le Grand — dont Catherine partagea les campagnes — que les convives des palais.
Quand la Néva charrie ses glaces et que le vent te transperce, ce n'est ni l'or ni les fourrures qui te sauvent, mais un gobelet de sbiten fumant tenu à deux mains. J'en ai bu sous la tente, aux côtés des soldats, quand nous suivions les armées : le miel fond, les épices mordent, et tout le corps se ranime. Fais-le bouillir doucement, ne lésine point sur le gingembre, et bois-le si chaud qu'il te brûle presque les lèvres — c'est ainsi qu'il guérit le froid.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel — une bonne louche (base sucrée)
- Eau — un pot (infusion)
- Gingembre — un morceau (chaleur)
- Clou de girofle, cannelle, cardamome — quelques-uns (épices)
- Feuilles de menthe et de sauge — une poignée (parfum herbacé)
- Grains de poivre, laurier — quelques-uns (relevé)
Ingrédients
- Miel — 150 g (base sucrée)
- Eau — 1 litre (infusion)
- Gingembre frais — 20 g en tranches (chaleur)
- Clous de girofle — 4 (épice)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Menthe séchée — 1 c. à café (parfum)
- Grains de poivre noir, laurier — 5 grains, 1 feuille (relevé)
Préparation
- Porter l'eau à frémissement avec les épices, le gingembre et le laurier ; infuser 15 min à couvert.
- Hors du feu (autour de 60 °C, pour préserver ses vertus), délayer le miel jusqu'à dissolution complète.
- Ajouter la menthe, laisser infuser 5 min de plus.
- Filtrer soigneusement et servir brûlant dans des gobelets épais.
Comment on faisait : Le sbiten se vendait dans la rue par des marchands ambulants (sbitenchtchik) portant un grand samovar-théière de cuivre sur le dos. Certaines versions « fortes » étaient additionnées d'hydromel ou de vin pour les adultes ; on lui prêtait des vertus contre le rhume. Il déclina au XIXe siècle face au thé du samovar.
Le twist contemporain : Servi en verre transparent à anse, une lamelle de gingembre confit posée sur le bord, pour en montrer la robe ambrée.
Sources : William Pokhlebkin, « La cuisine nationale de nos peuples » · Domostroï (recueil domestique russe, XVIe s.)
Catherine Ire · Charactorium