Retour à Chandragupta Maurya
Bhojana royal maurya
À la table de Pataliputra, le repas se déploie en plusieurs préparations servies ensemble sur une grande feuille de bananier ou un plateau de cuivre : un socle de riz (anna) entouré de bouillies de lentilles, de légumes mijotés, de laitages et de douceurs. Pas d'ordre entrée-plat-dessert : tout coexiste, le mangeur compose ses bouchées. Le ghee circule comme liant sacré, et un soupçon de sucré-acide équilibre chaque plateau selon les principes des six saveurs (shadrasa) déjà connus des traités indiens.
Signature : Ghee et hing (ase fétide)
Le beurre clarifié, aliment noble et offrande védique, parfume tout. L'asa-fœtida (hing), résine de férule rapportée des routes de l'Indus, remplace l'oignon et l'ail bannis par l'ascèse jaïne vers laquelle Chandragupta s'est tourné en fin de vie : une signature aromatique qui dit l'empire ET la conversion.

Chandragupta Maurya à table

339 av. J.-C. — 296 av. J.-C.

4 recettes d’époque