Le « dinner » et ses services à l'anglaise géorgienne
Au début du XVIIIe siècle, un homme de mon rang prend son repas principal — le dinner — vers le milieu de l'après-midi. On ne sert pas les mets l'un après l'autre comme à la française d'aujourd'hui, mais par services : un premier service où potages, viandes bouillies et tourtes couvrent la table tous ensemble, puis on « enlève » (les removes) pour poser rôtis et entremets, et enfin le dessert sucré, fruits et crèmes fouettées. Le médecin de cour que je suis ajoute à cela les bouillons et caudles ordonnés aux malades, à part, selon le régime.
Signature : L'avoine d'Écosse et le régime préparatoire « rafraîchissant »
Né et formé en Écosse, j'ai gardé l'avoine pour socle, qu'on en fasse brose au matin ou caudle au chevet. Mais ma vraie signature de chirurgien inoculateur, c'est le régime de préparation : avant la variolisation, j'imposais à mes patients une nourriture légère et « rafraîchissante » — peu de viande rouge, des bouillons, de l'orge, des crèmes — pour, croyait-on alors, tempérer le sang et adoucir la petite vérole inoculée.
Charles Maitland à table
1620 — 1691
4 recettes d’époque
QuotidienScotch broth — bouillon d'orge au mouton
Premier service : le potage substantiel du dinner ordinaire
🧂 🍄· 2 h 30
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FestifSyllabub fouetté au vin du Rhin
Le dessert : crèmes et douceurs du dernier service
🍯 🍋· 20 min + 2 h de repos
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VoyagePilav d'agneau aux raisins de Constantinople
Le plat de riz ottoman, à part entière sur la table d'ambassade
🧂 🌶️· 1 h
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RemèdeCaudle d'avoine au vin épicé pour le malade
Le remède de chevet : nourriture-boisson du régime médical
🍯 🌶️· 25 min
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