Retour à Charles Maitland
Le « dinner » et ses services à l'anglaise géorgienne
Au début du XVIIIe siècle, un homme de mon rang prend son repas principal — le dinner — vers le milieu de l'après-midi. On ne sert pas les mets l'un après l'autre comme à la française d'aujourd'hui, mais par services : un premier service où potages, viandes bouillies et tourtes couvrent la table tous ensemble, puis on « enlève » (les removes) pour poser rôtis et entremets, et enfin le dessert sucré, fruits et crèmes fouettées. Le médecin de cour que je suis ajoute à cela les bouillons et caudles ordonnés aux malades, à part, selon le régime.
Signature : L'avoine d'Écosse et le régime préparatoire « rafraîchissant »
Né et formé en Écosse, j'ai gardé l'avoine pour socle, qu'on en fasse brose au matin ou caudle au chevet. Mais ma vraie signature de chirurgien inoculateur, c'est le régime de préparation : avant la variolisation, j'imposais à mes patients une nourriture légère et « rafraîchissante » — peu de viande rouge, des bouillons, de l'orge, des crèmes — pour, croyait-on alors, tempérer le sang et adoucir la petite vérole inoculée.

Charles Maitland à table

1620 — 1691

4 recettes d’époque