Caudle d'avoine au vin épicé pour le malade
Une boisson-bouillie chaude entre le gruau et le vin chaud : avoine ou orge passée, vin blanc ou bière douce, sucre, œuf et épices. Le réconfort médical classique des malades de l'Angleterre géorgienne.
Une boisson-bouillie chaude entre le gruau et le vin chaud : avoine ou orge passée, vin blanc ou bière douce, sucre, œuf et épices. Le réconfort médical classique des malades de l'Angleterre géorgienne.
Tenez, buvez ceci tant qu'il est chaud, c'est l'ordonnance que je faisais à mes inoculés. On délaye un gruau clair d'avoine, on le passe au linge, puis on y mêle un doigt de vin, du sucre et un jaune d'œuf battu, en remuant sans cesse sur la braise pour qu'il ne tourne point. Une râpure de muscade par-dessus, et voilà de quoi soutenir un corps affaibli sans l'échauffer. J'en ai porté plus d'un, croyez-moi, au chevet des prisonniers de Newgate comme à celui des enfants de qualité.
- •Gruau d'avoine fin — deux cuillerées (base nourrissante)
- •Vin blanc ou bière douce — un demi-verre (réconfort et conservation)
- •Jaune d'œuf — un (liant)
- •Sucre ou miel — à discrétion (douceur)
- •Muscade, macis, cannelle — une râpure (épice médicinale)
Caudle d'avoine au vin épicé pour le malade
Une boisson-bouillie chaude entre le gruau et le vin chaud : avoine ou orge passée, vin blanc ou bière douce, sucre, œuf et épices. Le réconfort médical classique des malades de l'Angleterre géorgienne.
Pourquoi ce plat ? Chirurgien inoculateur, j'imposais à mes patients — y compris aux prisonniers de Newgate lors de l'« Expérience royale » — un régime préparatoire léger et rafraîchissant. Le caudle, chaud et réconfortant, était la nourriture des convalescents que l'on portait au chevet des inoculés.
Tenez, buvez ceci tant qu'il est chaud, c'est l'ordonnance que je faisais à mes inoculés. On délaye un gruau clair d'avoine, on le passe au linge, puis on y mêle un doigt de vin, du sucre et un jaune d'œuf battu, en remuant sans cesse sur la braise pour qu'il ne tourne point. Une râpure de muscade par-dessus, et voilà de quoi soutenir un corps affaibli sans l'échauffer. J'en ai porté plus d'un, croyez-moi, au chevet des prisonniers de Newgate comme à celui des enfants de qualité.
Ingrédients (version d’époque)
- Gruau d'avoine fin — deux cuillerées (base nourrissante)
- Vin blanc ou bière douce — un demi-verre (réconfort et conservation)
- Jaune d'œuf — un (liant)
- Sucre ou miel — à discrétion (douceur)
- Muscade, macis, cannelle — une râpure (épice médicinale)
Ingrédients
- Flocons d'avoine fins — 3 c. à soupe (base nourrissante)
- Eau — 400 ml (cuisson du gruau)
- Vin blanc doux (ou bière blonde douce) — 80 ml (réconfort et arôme)
- Jaune d'œuf — 1 (liant)
- Miel ou sucre — 1 à 2 c. à soupe (douceur)
- Muscade râpée + pincée de cannelle — au goût (épice médicinale)
Préparation
- Cuire l'avoine dans l'eau 10 minutes en remuant, jusqu'à un gruau lisse, puis le passer au tamis pour n'en garder que le liquide crémeux.
- Hors du feu vif, sur feu très doux, ajouter le vin et le miel.
- Délayer le jaune d'œuf avec une louche de gruau tiède, puis le reverser dans la casserole en fouettant, sans laisser bouillir (sinon l'œuf tourne).
- Épaissir doucement quelques minutes jusqu'à une consistance de crème à boire.
- Verser dans une tasse, râper la muscade par-dessus et servir bien chaud.
Comment on faisait : Le caudle est un classique des soins domestiques anglais des XVIIe-XVIIIe siècles : à mi-chemin entre l'aliment et le médicament, on le préparait pour les malades, les accouchées et les convalescents. La base d'avoine ou d'orge « rafraîchissante » correspondait exactement au régime préparatoire prescrit avant l'inoculation.
Le twist contemporain : Servi en petite tasse à anse comme un latte d'autrefois, coiffé d'un voile de muscade fraîchement râpée.
Charles Maitland · Charactorium