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Le festin du foyer franc (convivium)
Chez les grands Francs, on ne sert pas des plats l'un après l'autre comme aujourd'hui : tout arrive ensemble autour du grand feu de la salle. Le pain sert de socle et parfois d'assiette (le tranchoir), les viandes rôties à la broche trônent au centre, et chacun se sert à la pointe du couteau. La cervoise et le vin coulent en abondance, signe de la générosité du maître. Le repas est un acte de pouvoir autant que de nourriture : nourrir ses fidèles, c'est s'attacher leur fidélité.
Signature : Le miel et la broche au-dessus de l'âtre
La cuisine franque n'a ni épices rares en abondance ni sucre : c'est le miel des forêts qui adoucit et glace les viandes, et la grande broche tournée au-dessus du foyer ouvert qui fait la fête. Gibier, miel et fumée : voilà la trinité de la table aristocratique d'Austrasie.

Charles Martel à table

688 — 741

4 recettes d’époque