La carte de Charles Martel
Provende de l'ost (les vivres de conservation que l'on emporte en guerre)

Lard salé et viande séchée du guerrier en campagne

ConservationÉvocation🧂 🍄difficile30 min de préparation (+ 1 à 2 semaines de séchage)

De fines bandes de porc et de gibier salées, parfumées au genièvre, séchées puis fumées jusqu'à devenir dures et savoureuses. La nourriture qui ne pourrit pas, celle qui a porté les armées franques d'un bout à l'autre du royaume.

Provende de l'ost (les vivres de conservation que l'on emporte en guerre)

De fines bandes de porc et de gibier salées, parfumées au genièvre, séchées puis fumées jusqu'à devenir dures et savoureuses. La nourriture qui ne pourrit pas, celle qui a porté les armées franques d'un bout à l'autre du royaume.

Une bataille se gagne avant le premier coup d'épée : elle se gagne au saloir. Avant de marcher sur les Sarrasins, j'ai fait saler et fumer la viande par tonneaux entiers. Coupe-la fine, frotte-la de sel et de baies de genièvre, pends-la dans la fumée froide jusqu'à ce qu'elle soit dure comme courroie de bouclier. Le cavalier la mâche en selle, elle ne pourrit pas sous la pluie de Vasconie. Un ventre qui tient, voilà ma vraie cavalerie.
Charles Martel
Ingrédients
  • Viande maigre de porc ou de gibieren bandes fines (matière à conserver)
  • Selen abondance (agent de conservation)
  • Baies de genièvreune poignée écrasée (parfum et conservation)
  • Fumée de bois (hêtre, genévrier)selon le séchoir (conservation et goût)
Comment on faisait : Avant la réfrigération, salaison, séchage et fumage étaient les seuls moyens de conserver la viande pour l'hiver et pour la guerre. Les armées du haut Moyen Âge se nourrissaient largement de lard salé, de viandes séchées, de pain dur et de légumes secs. Le sel, denrée stratégique, valait son pesant d'or, et contrôler les routes du sel était un enjeu de pouvoir.