Retour à Cheikh Anta Diop
Le bol commun (autour du ceeb)
Au Sénégal, on ne sert pas des assiettes individuelles mais un grand plat rond posé au sol ou sur une natte, autour duquel la famille s'accroupit. Le riz ou le mil forme le socle, le poisson ou la viande trône au centre, et chacun mange de la main droite la portion qui lui fait face — l'hôte poussant les meilleurs morceaux vers les invités. Le repas se prolonge par les rondes de thé à la menthe. Pas d'entrée/plat/dessert : un socle, un cœur, puis le thé qui scelle la conversation.
Signature : Le poisson fermenté (guedj et yét)
Le guedj (poisson séché-fermenté) et le yét (mollusque fermenté) sont l'âme umami de la cuisine sénégalaise : quelques grammes suffisent à donner aux plats cette profondeur salée et puissante qu'aucun bouillon industriel n'égale. C'est la signature côtière de la table de Diop.

Cheikh Anta Diop à table

1923 — 1986

5 recettes d’époque